Le catéchisme dans les années 50

Posté par Bernard POULET le 2 octobre 2009

Les parents qui souhaitaient que leurs enfants aient une éducation catholique les inscrivaient comme aujourd’hui aux cours de catéchisme.

Contrairement à l’école où les garçons étaient séparés des filles, nous étions regroupés par tranches d’âges sans tenir compte de cette différence.

Le « caté » avait lieu chaque jeudi en dehors des vacances scolaires dans les locaux de l’ancien presbytère (maintenant la boulangerie).

on y entrait par un grand portail sur le côté de la façade. Le jardin dégageait dès qu’on y pénétrait une odeur de buis caractéristique. De petites haies de cette essence subsistaient de l’ancien aménagement fait par le dernier curé qui avait occupé les lieux (le curé Menerat jusqu’en 1947).

la porte de la salle de caté était située tout de suite à gauche en arrivant dans l’étroite cour qui longeait toute la maison.

L’enseignement était dispensé selon les tranches d’âges par Monsieur le curé lui-même (l’abbé Lambert) ou par une des dames qui se partageaient cette tâche. Pour ma part, durant les quelques années pendant lesquelles j’ai fréquenté les lieux, j’ai eu comme catéchistes Madame Ruelle, Marie-Josephe Eb, Madame Courcy, et l’abbé Lambert.

Madame Ruelle arrivait à la salle après avoir monté toute la route de Compiègne avec son vieux vélo noir muni d’un gros panier devant le guidon. Marie-Josephe venait en général à pied puisqu’ habitant pas très loin de là. Quant à Monsieur le curé qui logeait au presbytère de Saintines, il arrivait au volant de sa 2CV ou quelques fois à moto. C’est ce moyen de transport que nous préférions car cette arrivée pétaradante mettait un peu de distraction dans la monotonie de l’après midi qui suivait.

L’abbé Lambert était asthmatique  et ne se séparait jamais d’une sorte de poire qu’il utilisait en cas de toux pour surmonter sa crise. Cela nous faisait rire sous cape mais nous impressionnait.

La salle était vétuste et mal éclairée. Une grande table de bois trônait au milieu de la pièce, entourée de chaises et de bancs boiteux. Le sol était recouvert d’un carrelage genre tomette rouge patiné par les pas des prêtres qui avaient occupé les lieux. Les carreaux avaient été fêlés par les chutes des bûches de chauffage. Une ampoule unique pendant du plafond complétait la lumière du jour qui peinait à entrer par les deux petites fenêtres donnant sur la rue.

Il est arrivé plusieurs fois que lorsque c’était le tour de Madame Courcy, le cours de catéchisme avait lieu chez elle, au bas de la rue Aristide Briand. Cela ne se faisait que lorsque nous n’étions pas trop nombreux car la salle à manger de Madame Courcy était plutôt exigüe.

J’ai participé ainsi pendant deux ou trois ans à ces jeudis après-midi qui ne m’ont pas laissé de mauvais souvenirs malgré la contrainte que cela représentait dans l’emploi du temps de l’enfant que j’étais.

Les cours de catéchisme ont été par la suite transférés dans la maison des soeurs à la sortie du village vers Béthisy.

 

 

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