Les métiers de nos ancêtres

Posté par Bernard POULET le 7 octobre 2009

En examinant mon arbre généalogique, encore très incomplet, j’ai pu constater que la variété de métiers est très faible en regard du millier d’individus que j’ai pu enregistrer.

Il m’a semblé intéressant de résumer ici les activités de nos ancêtres en notre région entre 1500 et 1700.

J’ai parmi mes aïeux des vignerons, des marchands de vin mais aucun de ces métiers n’étaient établis à Saint-Sauveur. On cite cependant en 1350 une vigne sur le mont Clair-Avanne.

La plupart de mes racines sont pourtant dans ce village mais les nombreux ascendants mentionnés dans ma généalogie ont eu pour activités celles liées au bois: bûcherons, bocquillons, charpentiers, menuisiers, brossiers, plaqueurs, borduriers…Les seuls qui avaient un rapport avec le vin étaient tonneliers. La matière nécessaire était à portée de main…

Est-ce parce que Saint-Sauveur est dépourvu de coteaux bien orientés ? Est-ce son enclavement dans la forêt qui a donné priorité au travail du bois ?

On cite aux seizième et dix-septième siècles de nombreuses vignes sur les collines de Jaux, Venette, Béthisy, Gilocourt, mais aucune à Saint-Sauveur.

Cependant le vin produit ne devait pas être d’une qualité suffisante pour lui permettre de résister aux exigences grandissantes des palais (dans les deux sens du terme).

Le vin n’était élaboré localement que dans un souci de relative autarcie car à cette époque il n’était pas d’usage de s’approvisionner ailleurs que dans les environs immédiats.

Dès que les transports sont devenus plus rapides et que les gens de la région ont pu goûter aux breuvages provenant des autres régions de France, on peut supposer que les vignes ont été remplacées par d’autres cultures plus rentables et plus adaptées à notre climat. Le phylloxéra a fait le reste à la fin du 19ème siècle.

Nos aïeux qui ne travaillaient ni la vigne ni le bois étaient pour la plupart meuniers, chanvriers, filassiers. Ces métiers se pratiquaient tout au long de la rivière l’Automne et dans les étangs avoisinants (étangs de Saint-Pierre notamment). Le rouissage, en principe, ne pouvait se faire qu’en eaux stagnantes. L’odeur qui en émanait n’était pas appréciée du voisinage.

La filasse et le chanvre de la vallée de l’Automne, réputés de bonne qualité, étaient envoyés dans des corderies à Compiègne (rue des Cordeliers ?)

L’agriculture et l’élevage avaient leur place également car on compte nombre de laboureurs, fermiers, bergers, charretiers, maréchaux-ferrants, gardes-chasse, et autres manouvriers.

Des professions plus rares avaient leur place également: cabaretiers, cordonniers, tisserands et même tailleurs d’habits.

Les activités de construction avaient leurs spécialistes: serruriers, couvreurs en tuiles (car les couvertures en chaume commençaient à être jugées dangereuses). Nous avions à Saint Sauveur une tuilerie au début du 17ème siècle; était-elle située Chemin des Tuileries ?

Nous ne serions pas exhaustifs si on oubliait les « fonctionnaires » de l’époque: la proximité de la résidence royale de Béthisy nous donnait des : sergent royal, chancelier, garde des chasses du roy, chirurgien du Roy, notaire, procureur du Roy, praticien juge, garde des sceaux, greffier, lieutenant de justice, tabellion, marguillier.

J’ai même parmi mes ancêtres le fameux historien jurisconsulte Nicolas Bergeron qui fait référence encore de nos jours; né en 1530 et décédé en1595 à Béthisy.

Petite nuance et précision qui a son intérêt: quelques métiers étaient parfois précédés du mot « marchand ». Cette distinction donnait le droit de faire commerce des produits de sa profession. C’était considéré comme avoir une situation sociale plus élevée qui permettait de se voir donner du « Sieur » au lieu de « ci-devant ».

 

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