Les pompiers de Saint-Sauveur

Posté par Bernard POULET le 25 mars 2011

Les sapeurs-pompiers ont une fonction bien connue de nos jours. Mais dans nos villages, les premiers volontaires, bien que bénévoles, eurent à apprendre un métier pour lequel le dévouement et l’assistance à autrui sont la règle d’or.

De plus leur rôle a évolué. Ils ne sont plus seulement les « soldats du feu », ils doivent faire face à des situations diverses telles que les accidents, les inondations et autres aléas de la vie courante.

La compagnie de Saint-Sauveur a été créée en 1956 (l’adduction d’eau a-t-elle été le déclencheur ?) Avant cette initiative les incendies étaient combattus par les riverains et voisins avec des seaux de toile qu’on remplissait dans les puits les plus proches.

Les pompiers de Saint-Sauveur dans Vie administrative et sociale pompiers-1960-300x218

Sur cette photo on reconnait les premiers sapeurs pompiers de la compagnie

Sur le registre de la compagnie est consignée chaque entrée de nouveau sapeur. Il lui est donné un matricule qui est unique par compagnie et attaché à un seul membre.

La durée d’engagement est de cinq ans selon les termes du registre. Le contrat peut être renouvelé par tranches de cinq ans.

on peut compter 47 engagements dans le registre qui se termine en 2005. La gente féminine y est représentée par 3 sapeurs.

le matricule numéro 1 pour Saint-Sauveur correspond à Maurice Martin qui occupa le poste de Chef de Corps jusqu’en 1972 avec le grade de capitaine.

En 1975 Paul Lambert, matricule 3, est nommé sergent chef de corps et le restera jusqu’en 1983.

Pendant trois ans c’est Daniel Rutkowski qui prend le commandement de la compagnie.

En 1986 Patrick Boulay, matricule 24, devient sergent chef de corps.

On peut noter que les nominations sont aujourd’hui orchestrées et contrôlées au niveau départemental alors qu’aux premiers temps c’était la commune qui décidait des grades et nominations.

La durée de service a dépassé vingt ans pour huit sapeurs avec un record de trente ans qui semble être détenu par les matricules 22 et 24 : Yves Leplongeon et Patrick Boulay.

On devient pompier par volontariat et la recrue s’engage à suivre une formation technique et de secouriste. Un examen médical vient sanctionner le tout. On peut être pompier à partir de 18 ans et jusqu’à 55 ans.

Le Centre de Première Intervention de Saint-Sauveur dépend du Centre de Secours de Verberie qui lui-même dépend du Centre de Secours Principal de Pont-Sainte-Maxence.

Il est équipé d’un J9 Peugeot qui est le véhicule standard départemental pour un CPI (à la création une ancienne estafette de la gendarmerie repeinte en rouge faisait l’affaire).

camionpompiers.jpg

Chaque pompier dispose de deux tenues: une tenue de feu et une tenue d’apparat. Un équipement spécial pour intervenir sur les essaims est disponible.On peut voir à quel point les casques ont évolué en quelques décennies: (notez que l’ancien casque portait le nom de notre village)

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Le local utilisé est actuellement un hangar des anciens ateliers Ponssard. Les matériels ont successivement occupé des lieux comme l’ancienne ferme Capelier, le garage face à la mairie, les locaux face au garage Citroën.

La principale intervention depuis l’origine de la compagnie a été l’incendie du magasin de fourrures à l’emplacement de la mairie.

En cas de sinistre le centre départemental qui reçoit l’appel par le 18 répercute le signal par un « bip » aux membres du Centre de Secours concerné. Les pompiers se rendent au local et les premiers arrivés trouvent le message fax qui a été transmis par le centre départemental et partent sans délai. Le fax leur décrit la nature et le lieu du sinistre.

Les appels faits par le 18 sont enregistrés pour éviter et sanctionner les abus.

Budget de la compagnie : une subvention de la commune, des dons à l’occasion d’interventions et la vente de calendriers de fin d’années forment l’essentiel des revenus.

Ces quelques subsides permettent d’organiser des voyages et un banquet de fin d’année, de reverser quelques fonds au profit des pupilles des sapeurs pompiers et de payer les différentes primes d’assurances.

une photo de groupe affichée dans le local rappelle la composition de la compagnie dans les années 90:

 pompiers011.jpg

Je tiens à remercier Francis Dhoury qui m’a fourni tous ces renseignements et m’a permis de faire les quelques photos qui illustrent cet article.

 

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