La mouche mineuse est arrivée à Saint-Sauveur

Posté par Bernard POULET le 1 novembre 2011

Les jardiniers amateurs et professionnels de la région ont remarqué cette année pour la seconde fois que leurs poireaux sont « minés ».

Une mouche venant du nord-est est arrivée dans notre région: la mouche mineuse du poireau ou encore Phytomyza gymnostoma.

mouchemineusedupoireau.jpg

                 

Il s’agit d’un insecte de 3mm de long qui dépose ses oeufs sur les fanes des poireaux mais aussi sur la ciboulette et l’échalote. Des larves se développent ensuite sur les feuilles en creusant des galeries verticales qui déstructurent le plan en l’éclatant. Ces larves se transforment ensuite (en octobre) en « pupes », sorte de coque brune de 3.5 mm de long.

pupedupoireau.jpg pupedupoireau003.jpg  pupedupoireau001.jpg

Ces pupes passeront l’hiver sans encombre pour donner naissance à de nouvelles mouches au printemps…

Selon les spécialistes cette invasion a commencé en Alsace en 2003 et progresse depuis vers l’ouest du pays.

Cet insecte résiste à tous les insecticides connus aujourd’hui.

En cas de contamination il est recommandé de détruire par le feu le plan attaqué et de ne pas jeter les rebuts au compost car les larves continuent de vivre en se déplaçant dans la pourriture …

Il semblerait que les régions touchées les premières aient subi des fortes attaques pendant deux ans pour ensuite marquer un répit.

Des chercheurs ont constaté qu’un insecte »hyménoptère » prédateur régulerait le phénomène en se nourrissant de la mouche incriminée. Son action est efficace au bout de quatre années.

Question : étant donné que les feux sont interdits dans notre commune et que les larves ne meurent pas dans le compost, que doit on faire des fanes de poireaux ?

Réponse : En attendant une solution chimique ou biologique il faut choisir entre la pollution par les fumées et la contamination des jardins et des champs d’horticulteurs qui recyclent nos déchets verts !

pour plus de détails vous pouvez consulter un des documents qui m’ont servi de référence pour cet article.

http://www.terrevivante.org/351-la-mouche-mineuse-du-poireau.htm

 

 

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La pomme Calville Saint-Sauveur

Posté par Bernard POULET le 31 juillet 2010

Une variété de pomme porte le nom de notre village:

La « Calville Saint-Sauveur » est née d’un semis de hasard fait par un certain Monsieur DESREAUX chez nous à Saint-Sauveur.

Chair blanchâtre demi-tendre très légèrement acidulée, peu côtelée et plutôt cylindrique, d’un jaune uni, c’est une pomme assez rare de bon goût.

Elle fait partie du groupe des calvilliformes qui est défini comme « toute pomme dont le pourtour de la cavité oculaire présente des côtes bien accentuées, des bosselures ou des mamelons sous divisés en calvilliformes « .

Selon les spécialistes elle est très appréciée en cuisine. Sa période de maturité s’échelonne d’ octobre à décembre, voire mars.

pommecalvillestsauveur1.jpg

L’arbre demande une terre riche et une exposition assez abritée. Il est très vigoureux, le bois est fort.

Il ne nous reste plus qu’à trouver qui est ce monsieur DESREAUX, où habitait-il, et quand a-t-il fait cette création.

Les mémoires des vieux Sansalvatoriens pourraient nous venir en aide…

En attendant, rien ne nous empêche de planter dans notre verger un exemplaire de cet arbre natif de Saint-Sauveur.

Bien que classée dans les « variétés anciennes », on peut trouver des arbres de cette espèce dans notre région aux Pépinières de Conchy-les-Pots :

pepinieres.puille@orange.fr

http://www.pommiers.com/Pepiniere/pepiniere-oise.htm
 

 

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Les métiers de nos ancêtres

Posté par Bernard POULET le 7 octobre 2009

En examinant mon arbre généalogique, encore très incomplet, j’ai pu constater que la variété de métiers est très faible en regard du millier d’individus que j’ai pu enregistrer.

Il m’a semblé intéressant de résumer ici les activités de nos ancêtres en notre région entre 1500 et 1700.

J’ai parmi mes aïeux des vignerons, des marchands de vin mais aucun de ces métiers n’étaient établis à Saint-Sauveur. On cite cependant en 1350 une vigne sur le mont Clair-Avanne.

La plupart de mes racines sont pourtant dans ce village mais les nombreux ascendants mentionnés dans ma généalogie ont eu pour activités celles liées au bois: bûcherons, bocquillons, charpentiers, menuisiers, brossiers, plaqueurs, borduriers…Les seuls qui avaient un rapport avec le vin étaient tonneliers. La matière nécessaire était à portée de main…

Est-ce parce que Saint-Sauveur est dépourvu de coteaux bien orientés ? Est-ce son enclavement dans la forêt qui a donné priorité au travail du bois ?

On cite aux seizième et dix-septième siècles de nombreuses vignes sur les collines de Jaux, Venette, Béthisy, Gilocourt, mais aucune à Saint-Sauveur.

Cependant le vin produit ne devait pas être d’une qualité suffisante pour lui permettre de résister aux exigences grandissantes des palais (dans les deux sens du terme).

Le vin n’était élaboré localement que dans un souci de relative autarcie car à cette époque il n’était pas d’usage de s’approvisionner ailleurs que dans les environs immédiats.

Dès que les transports sont devenus plus rapides et que les gens de la région ont pu goûter aux breuvages provenant des autres régions de France, on peut supposer que les vignes ont été remplacées par d’autres cultures plus rentables et plus adaptées à notre climat. Le phylloxéra a fait le reste à la fin du 19ème siècle.

Nos aïeux qui ne travaillaient ni la vigne ni le bois étaient pour la plupart meuniers, chanvriers, filassiers. Ces métiers se pratiquaient tout au long de la rivière l’Automne et dans les étangs avoisinants (étangs de Saint-Pierre notamment). Le rouissage, en principe, ne pouvait se faire qu’en eaux stagnantes. L’odeur qui en émanait n’était pas appréciée du voisinage.

La filasse et le chanvre de la vallée de l’Automne, réputés de bonne qualité, étaient envoyés dans des corderies à Compiègne (rue des Cordeliers ?)

L’agriculture et l’élevage avaient leur place également car on compte nombre de laboureurs, fermiers, bergers, charretiers, maréchaux-ferrants, gardes-chasse, et autres manouvriers.

Des professions plus rares avaient leur place également: cabaretiers, cordonniers, tisserands et même tailleurs d’habits.

Les activités de construction avaient leurs spécialistes: serruriers, couvreurs en tuiles (car les couvertures en chaume commençaient à être jugées dangereuses). Nous avions à Saint Sauveur une tuilerie au début du 17ème siècle; était-elle située Chemin des Tuileries ?

Nous ne serions pas exhaustifs si on oubliait les « fonctionnaires » de l’époque: la proximité de la résidence royale de Béthisy nous donnait des : sergent royal, chancelier, garde des chasses du roy, chirurgien du Roy, notaire, procureur du Roy, praticien juge, garde des sceaux, greffier, lieutenant de justice, tabellion, marguillier.

J’ai même parmi mes ancêtres le fameux historien jurisconsulte Nicolas Bergeron qui fait référence encore de nos jours; né en 1530 et décédé en1595 à Béthisy.

Petite nuance et précision qui a son intérêt: quelques métiers étaient parfois précédés du mot « marchand ». Cette distinction donnait le droit de faire commerce des produits de sa profession. C’était considéré comme avoir une situation sociale plus élevée qui permettait de se voir donner du « Sieur » au lieu de « ci-devant ».

 

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Les exploitations agricoles

Posté par Bernard POULET le 9 novembre 2007

Aujourd’hui il n’existe plus de fermes dans le village.

il y en eut pourtant plusieurs qui pratiquaient les cultures de céréales et l’élevage de bovins :

  • Abot
  • Cabois
  • Capelle
  • Capelier
  • Lechenault

D’autres exploitations agricoles peuvent être citées :

  • Une exploitation cultivait du cassis et en fabriquait des liqueurs. Au moment de la récolte, l’entreprise Choron employait les jeunes gens du village pour la cueillette.
  • Un petit éleveur s’est essayé dans la production de volailles; monsieur Landra avait transformé les locaux de sa scierie en élevage semi-intensif de poulets.

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