Ligne chemin de fer Aulnay-Rivecourt

Posté par Bernard POULET le 12 avril 2014

Vous vous êtes probablement interrogés, comme moi, sur l’origine des ponts massifs qui sont situés derrière le village de Saintines.

ils font partie d’un projet qui ne vit jamais le jour : une ligne reliant les deux lignes de chemin de fer Paris-Maubeuge et Paris-Hirson.

Cette ligne devait constituer la ligne 230 000 du réseau national et comporter douze stations et cinq haltes selon le tracé suivant (en pointillés)

ligne aulnay rivecourt

Extrait de Wikipedia : « La ligne devait se débrancher de la ligne Paris-Hirson à la sortie est d’Aulnay. De là, le tracé s’incurvait en direction du nord-est, traversait la plate-forme de l’actuel aéroport de Roissy, puis gagnait la forêt de Chantillly, qu’elle traversait dans sa partie orientale nommée forêt de Pontarmé. Après s’être jointe à la ligne Chantilly-Gouvieux et avoir desservi la gare de Senlis, la ligne contournait par l’est la forêt d’Halatte, tracée sur le plateau du Valois, et gagnait la vallée de l’Oise. Elle devait rejoindre à Rivecourt la grande ligne de Creil à Jeumont. »

Déclarés d’utilité publique en 1906, les travaux ne démarrent qu’en 1913. La guerre interrompt le chantier.

en 1920 la Compagnie du Nord, propriétaire de la ligne, décide de ne pas reprendre les travaux qui sont chiffrés à 200 millions.

Le ministre des transport décide de geler le projet le 3 août 1928.

Malgré l’insistance des élus, la ligne fut officiellement déclassée le 31 janvier 1942.

De nombreux ponts subsistent, notamment entre Saintines et Verberie et on peut voir le début d’un viaduc de 417 m dans un bois entre Néry et Béthisy-Saint-Pierre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA                ligne aulnay rivecourt viaduc

En 1965, un des ouvrages de cette ligne, le site du pont de Tremblay, a inspiré un des plus grands réalisateurs du cinéma français, Jean-Luc Godard. Il y tourna quelques scènes de son Pierrot le Fou. Tourné avec une équipe de jeunes acteurs comprenant Jean-Paul Belmondo, Anna Karina, Dirk Sanders, Raymond Devos.

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L’horloge de l’église

Posté par Bernard POULET le 7 juin 2012

L’église de Saint-Sauveur possède, comme la plupart des édifices religieux et publics, son horloge qui domine la place du village.

Elle indique l’heure aux habitants depuis des décennies.

Mais depuis combien de temps trône-t-elle là-haut sur le clocher ?

On sait qu’en 1850 environ 20000 villes et villages de France sur 44000 communes ont une horloge. En 1950, 100% en sont équipées. Comment s’est déroulée cette évolution?

Le temps était auparavant rythmé par le soleil et les moments importants de la journée étaient ponctués par le sonneur de cloches. Un système d’horlogerie (le plus souvent à eau) réveillait le sonneur aux moments où il fallait sonner. La durée et le cadencement des sonneries permettaient de reconnaître la signification. Certaines sonneries duraient 1/2 heure ! (les matines, les primes, les tierces, les vêpres …)

Les cloches sont apparues vers le Vème siècle mais  ce n’est qu’au début XIVème siècle que les premières pendules sont apparues sur les édifices publics. Les églises disputaient ce privilège aux beffrois qui commençaient à s’élever dans les villes.

Les premières ne comportaient qu’une aiguille, celle des heures. Certains modèles étaient à disque tournant , l’aiguille était fixe et le cadran tournait derrière elle.

Bien que les premières montres apparurent au XVème siècle, elles étaient portées par de rares privilégiés et n’ont pas remplacé le regard sur les clochers.

L’aiguille des minutes est apparue au XVIIème siècle mais on continue pendant un certain temps à installer des pendules à une aiguille.

Jusqu’en 1800 les pendules monumentales subissent des évolutions et améliorations techniques. Ensuite leur fabrication devient industrielle.

Vers 1880 la demande d’installation de pendules monumentales explose.

La révolution industrielle et les chemins de fer provoque en 1891 la synchronisation de l’horaire en France sur l’heure de Paris. avant cette date les premières gares avaient deux pendules: une pour l’heure de la ville de départ et une pour l’heure de la ville d’arrivée.

Les principaux fabricants de pendules pour édifices publics sont situés en la ville de Morez qui représente 1/3 de la production nationale.

dans les années 1950 les mouvements mécaniques sont remplacés par des mouvements électriques

On peut dire que la pression temporelle du temps sur la vie des habitants a commencé avec les pendules et les sonneries.

Qui saurait dire quand est arrivée la première pendule sur notre clocher de Saint-Sauveur ?

L’église a été construite en 1459. On peut donc penser que si le clocher portait une pendule elle était du type ‘à une aiguille’.

Une autre pendule à deux aiguilles l’a remplacée et a fonctionné pendant des décennies de façon mécanique. La première cloche est apparue en 1542, elle est baptisée « Françoise ». Elle sera suivie de « la doyenne » en 1642, puis de Marie-Anne en 1762.

La pendule fut électrifiée dans les années 50 elle fut défaillante vers 2008 quand la Communauté de Communes de la Région de Compiègne a financé celle qui rythme aujourd’hui le temps de notre village.

Les données qui m’ont permis de rédiger cet article sont issues d’un document internet que l’on peut consulter :

http://www.horloge-edifice.fr/Histoire/Histoire_Sociale.htm

 

 

 

 

 

 

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Plan cadastral 1783

Posté par Bernard POULET le 13 mai 2010

Les archives départementales ont numérisé et mis à disposition sur leur site internet les plans cadastraux du département.

Voici une idée de ce qu’était notre village  à la fin du dix huitième siècle:

Plan cadastral 1783 dans Architecture, voirie pdf cadastrestsauveur1783.pdf

Attention le nord n’est pas en haut de la carte. Il convient de lui appliquer un quart de tour vers la droite.

On peut constater que le nombre des constructions ne dépassait pas la soixantaine (pour environ 620 habitants et 166 « feux ») et que le hameau de la Mabonnerie était relativement isolé du village.

Remarquons aussi le tracé de la route de Compiègne qui ne correspondait pas à la ligne droite que l’on connait aujourd’hui.

Le hameau de la Mabonnerie dépendait déjà de Verberie et se configurait très différemment des routes que l’on connait aujourd’hui:

pdf dans Architecture, voirie cadastreverberiemabonnerie1783.pdf

® Je me dois de spécifier que toute utilisation commerciale de ce document est bien sûr interdite par le Conseil Général de l’Oise.

 

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La Mabonnerie

Posté par Bernard POULET le 17 février 2010

C’est un lieu-dit situé sur le territoire de Verberie mais qui est communément admis comme faisant partie de Saint-Sauveur.

A l’origine un hameau de quelques maisons (trois ou quatre) groupées près d’une bâtisse que selon les habitudes on appelle château ou manoir.

lamabonnerie.jpg

Le nom Mabonnerie viendrait du patronyme d’un des premiers occupants qui était le sieur Mabon.

Avec l’accent local le mot Mabonnerie se disait « mabon-nrille », mot qui déformé par la transmission orale est même devenu « la Bandrille ».

Son histoire est difficile à retracer car peu de documents existent à son sujet.

Il semblerait que la construction du manoir repose sur des fondations qui datent du 12ème siècle. De nombreuses adjonctions et modifications ont été faites au fil des ans. L’exceptionnel pigeonnier, rabaissé de quelques mètres par rapport à l’origine, surmonte la partie la plus ancienne de la construction.

mabonnerie004.jpg     mabonnerie002.jpg

Le château est déjà mentionné sur des cartes et documents du milieu du 14ème siècle.

Jeanne d’Arc y serait passée lors des évènements qui ont fini tragiquement pour elle. Elle y aurait oublié sa fameuse épée aux cinq croix. Cette arme était conservée dans une bretèche du château jusqu’en 1914, date depuis laquelle elle est disparue. Fait de guerre, occupants sans scrupules, collectionneur opportuniste ou simple légende ?

En 1750 le pont-levis qui enjambait le fossé a été détruit. il n’en reste que les appuis dans le mur de façade.

A la fin du 18 ème siècle le plan cadastral du hameau de la Mabonnerie était assez différent de celui que l’on connait aujourd’hui:

La Mabonnerie dans Architecture, voirie pdf cadastreverberiemabonnerie17831.pdf

De nombreux propriétaires se sont succédés sans qu’il en soit possible d’en rédiger une liste exhaustive. L’un d’entre eux adjoignant une parcelle au parc a fait détourner la route pour qu’elle passe plus loin du château.

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Dans les années 1850 les protestants se sont cachés dans le hameau pour y exercer leur culte, alors considéré comme maléfique et contraire aux bonnes pensées.

Le pasteur Crétin organise des réunions dans la maison d’un chiffonnier puis dans l’atelier du bordurier Joseph Armand.

Contrarié par ces pratiques pas très catholiques, l’abbé Houbaine, curé de Saint-Sauveur, signale ces faits aux gendarmes qui tentent de surprendre les participants à une réunion au domicile de la famille Cadot-Laudigeois. La maréchaussée fait chou-blanc car l’abbé dénonciateur s’est malheureusement (pour lui) trompé de jour. Il sera déplacé par sa hiérarchie à titre de réprimande.

Les Allemands auraient réquisitionné le château pendant la dernière guerre en reléguant les propriétaires dans les communs.

Une imprimerie a même fonctionné dans les bâtiments situés en bordure de rue.

Le temps et les différents occupants ont plus ou moins affecté le domaine mais il est redevenu depuis quelques années un monument dont la région peut être fière.

Grâce aux démarches de l’actuel propriétaire, cette « maison forte » a reçu le label du patrimoine historique le 12 septembre 2007.

Que soit ici remercié Monsieur Chesbeuf qui a gentiment accepté de nous donner maintes précisions sur cette demeure dont les murs ont une âme.      

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Le Soupiseau

Posté par Bernard POULET le 13 janvier 2010

Le Soupiseau est à l’origine un lieu-dit qui semble devoir son étymologie à un « endroit où l’eau sourd » qui désignait une source à fleur de terre.

Dans cet endroit calme et paisible le château du même nom trône au milieu d’un beau parc boisé.

           soupiseau.jpg   ancien château du soupiseau

La première construction date d’avant le quatorzième siècle. Le premier château avait une forme de S entourant le bouquet d’ifs subsistant devant l’entrée côté chemin du Soupiseau.

La construction actuelle date de 1866 et a probablement utilisé partiellement les matériaux provenant de la démolition de l’ancien château qui occupait une surface au sol plus importante.

Au début du quinzième siècle le Soupiseau faisait partie, avec Saintines, de la châtellenie de Béthisy au sein du duché du Valois.

Un des premiers propriétaires connus est le Sieur de Laistre garde général de l’artillerie du roi Louis XIV.

La famille Le Pelletier forme ensuite une lignée de propriétaires qui occupent le château à partir de 1668  jusqu’en 1798. (Michel, écuyer, qui y est décédé en 1689, Laurent-Michel, Joseph-Félix, Louis-Auguste qui a écrit ses « mémoires »). Cette famille renommée a eu dans ses rangs 12 « Chevaliers de Saint-Louis » .

En 1727 un certain sieur Lecointe est inquiété par la maréchaussée qui perquisitionne au château avec le procureur du roi, et y découvre des bois qui auraient été coupés en forêt « hors droit ».

En 1767 Louis-Auguste Le Pelletier reçoit Louis XV en son château. Depuis 1752 il expérimente les premières plantations de sapins dans la forêt royale de Compiègne.

Vers 1780 la famille Le Pelletier cède la propriété à Florent du Faÿ, grand conseiller du roi qui y meurt le 13 octobre 1798.

Le Soupiseau dans Architecture, voirie pdf cadastre Soupiseau Mabonnerie 1783

Le château et sa chapelle sont rachetés par le baron Alton-Shee en 1816.

En 1823 Edouard Leforestier dit « le Solitaire du Soupiseau » acquiert le domaine.

En 1866 le comte général de brigade Gustave-Alphonse de Chanaleille fait construire le château actuel en utilisant partiellement les matériaux de l’ancien.

‘En 1877 la comtesse de Chanaleille fait installer l’eau courante au château. Une éolienne de type Bollée n°2 de 3.50 m de diamètre actionne une pompe qui relève l’eau dans un réservoir en hauteur situé dans le parc. On peut encore voir l’assise de cette construction qui supportait le réservoir d’eau. La structure métallique de l’éolienne qui la jouxtait est aujourd’hui disparue.

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Voici à quoi devait ressembler l’installation quand elle fut construite

 

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 Edmond Rostand écrit l’Aiglon lors de son séjour au château en 1897  et fait donner une représentation de Cyrano de Bergerac sur le perron face au parc.

Gustave Ruelle rachète le château en 1925 et en redessine les espaces verts. Son fils Edouard en deviendra propriétaire dans les années 30.

Lors du bouquet provincial de 1959 la messe est dite dans le parc. La chorale s’installe au pied du château à côté du perron et les jeunes filles sont disposées sur la pelouse devant tous les étendards des compagnies d’arc de la région.

bouquet195910.jpg    bouquet195911.jpg

La pièce d’eau située devant le perron est comblée dans les années 60 pour éviter la nuisance sonore émanant des batraciens.

Ce sont maintenant Patricia et Jean Nijdam (un des petits fils de Edouard Ruelle) qui occupent le château en mettant toute leur énergie au service de ce beau domaine qui fait honneur à notre village.

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L’eau courante arrive…

Posté par Bernard POULET le 17 août 2009

Notre village n’était pas très en avance par rapport à beaucoup d’autres dans ce domaine.

L’indispensable liquide n’était obtenu que par des puits individuels ou collectifs dans lesquels on puisait à l’aide de seaux, ou de pompes à bras pour les maisons les plus modernes.

Seul le château du Soupiseau avait déjà l’eau courante. Dans son parc un réservoir en hauteur était alimenté par une éolienne et permettait aux pièces de service du château d’avoir « l’eau au robinet ». On peut encore voir le support de ce réservoir.

emoticone Le progrès frappe à la porte un beau jour de 1956: on allait mettre en place à Saint-Sauveur un réseau de distribution d’eau !

Quelle révolution ! Certains refusent même cette évolution en prétendant que l’eau de leur puits est bien meilleure que celle qui allait venir d’on ne sait où en passant par des tuyaux impropres.

Les plans sont faits et les travaux commencent. Ce n’est pas une mince affaire que d’enterrer tout un réseau de tuyauteries sous les rues et les trottoirs en paralysant le moins possible la circulation.

Petit à petit le village ressemble à un gigantesque champ de bataille quadrillé de plusieurs kilomètres de tranchées que l’on enjambe grâce à des planches et diverses passerelles provisoires.

Les engins de travaux publics n’étaient pas nombreux et moins perfectionnés que ceux d’aujourd’hui; nombres de tranchées ont été creusées à la main.

des tas de tuyaux noirs s’entassaient le long des rues. Il fallait les raccorder entre eux et les laisser glisser doucement sur un lit de sable disposé au fond du trou.

Il a fallu construire un château d’eau. le choix de l’emplacement s’est fait en fonction de la dénivelée par rapport au réseau. On l’a installé à mi-hauteur de la cavée Bergeron qui occupe une position centrale par rapport à la longueur du village. Je ne sais comment on a pu obtenir le terrain nécessaire de l’administration des Eaux-et-Forêts car celle-ci est réputée ne jamais céder de terrain !

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Contrairement à la plupart des châteaux d’eau de l’époque, le nôtre n’avait pas de puisage. Il servait seulement de réserve et recevait son eau de la station de Néry. Son rôle est en fait celui d’une réserve tampon.

Les travaux ont duré plusieurs mois et inévitablement des périodes de pluie sont venues par moments compliquer le tableau: quel bourbier !emoticone

Les raccordements des maisons ont donné lieu à des problèmes auxquels personne n’était habitué. percement de murs, de dalles, de planchers, effondrement de caves. Les délais d’attente ont été très longs car les nombreux plombiers mobilisés pour la circonstance étaient débordés et pris d’assaut.

Monsieur Gonzales supervisait et coordonnait le chantier. Il habitait pour la durée des travaux chez Ernestine Landra, au bout de la rue Pasteur.

Puis la mise sous pression du réseau a eu lieu et, à ma connaissance, s’est effectuée sans surprise ni fuite importante.

Le rebouchage des tranchées a lui aussi pris beaucoup de temps bien que relativement « mécanisé »: un tout petit bulldozer, sur lequel Monsieur Dumont paraissait énorme, faisait toute la journée de bruyants va-et-vient pour pousser la terre amassée au bord des tranchées sur les tuyaux en les ensevelissant définitivement.

Peu à peu les habitants se sont habitués à ce luxe de « l’eau sur l’évier ». On a vu disparaître les puits et pompes. On a vu arriver les chauffe-eau et se multiplier les points d’eau dans les maisons (la plupart n’avaient pas prévu qu’on pourrait avoir besoin d’eau ailleurs que dans la cuisine).

Saint-Sauveur avait franchi une étape vers le progrès et le nouveau métier de plombier allait connaître son heure de gloire.

 

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Le lavoir de la Série

Posté par Bernard POULET le 9 juillet 2009

Le village a possédé deux lavoirs jusque les années 60.

  • Le lavoir du Barossel (rue du Docteur Roux, anciennement rue du Sac)
  • Le lavoir de la Série (en forêt à l’extrémité de la rue Pasteur)

Ces deux lavoirs étaient utilisés par les mères de familles qui venaient y faire leur lessive avant l’apparition de l’eau courante et des machines à laver.

Le lavoir de la Série, bien qu’ abandonné par les lavandières, est resté fréquenté par les promeneurs et les enfants du quartier jusqu’en 1970. Je me souviens y avoir fait voguer des bateaux improvisés avec mon frère dans les années 50.

Il était situé à une extrémité commune à plusieurs terrains et on y accédait par le sentier longeant le bas des jardins de la rue Pasteur.

Sa structure et son pavage étaient en briques avec une double margelle en ciment.

Il est alimenté par un ruisseau prenant sa source au bas des jardins voisins et rejoignant le ru de la Fontaine Saint Jean.

On dit qu’une femme s’y serait noyée quelques années avant la guerre de 39/45. (serait-ce la mère d’Ernestine Landra?)

Il a été comblé vers 1975 par d’indélicats bûcherons qui ont probablement été gênés par ce « trou ». Leurs tracteurs ont fait le reste…

Un oeil averti peut deviner son emplacement sur le terrain en fonction de certains éléments subsistants.

lavoir de la Série    lavoirdelasrie2010.jpg

Il suffirait peut être de dégager le remblai qui le recouvre pour en retrouver les bases.

Il existe un autre point d’eau non loin de là. Le carrefour de la Fontaine Saint Jean doit son nom à une source captée et aménagée en contre-bas de la route, face au poste forestier de Saint Sauveur. L’eau en coule doucement et donne naissance au ru du même nom.

Je me souviens que du temps de la famille Ponnelle cette fontaine, aujourd’hui recouverte de végétation,  était utilisée pour le lavage et d’autres usages domestiques. fontainesaintjean.jpg

Un autre lavoir situé à gauche en descendant la rue du Sac (aujourd’hui rue du Dr Roux) portait le nom du quartier du Barossel. Complètement détruit et disparu, la mémoire collective (notamment les souvenirs d’Henri Rabbé recueillis par Daniel Carbonnier) le ferait ressembler au croquis ci-dessous:

lavoirdubarossel.jpg

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La route des chômeurs

Posté par Bernard POULET le 9 juin 2008

J’ai beaucoup entendu parler dans mon enfance d’une « route des chômeurs ». Il s’agirait d’une route forestière qui aurait été aménagée ou rénovée dans les années 30 par des personnes sans travail réquisitionnées à cet effet.

Cependant je ne sais pas de quelle route il s’agit ! Il semblerait que serait la route de La-Croix-Saint-Ouen à Sainte-Périne qui a été élargie en 1935 par les chômeurs compiègnois.

Une autre hypothèse plus vraisemblable désignerait plutôt la route des Eluas : les rapports du garde forestier Pierre Lacaille, en charge du secteur pour l’époque, font mention de nombreux « ouvriers chômeurs » employés à la réfection de la route des Eluas et au faucardage de l’étang de Sainte-Périne. Certains noms cités dans ces carnets journaliers rappellent des personnes du village.

  • Louis Cadot
  • Barthélémy Luc
  • Alexis Cadot
  • Gaston Marin
  • Joseph Gressier
  • Saturnin Cailleux
  • François Lesueur
  • René Lamouret
  • Julien Tréni
  • Eugène Laudigeois
  • Antoine Conty
  • Philippe Collas
  • Monsieur Jarlet
  • Monsieur Ricordeau
  • Raymond Cadot
  • Marie Clément
  • Georges Thibaut
  • André Thibaut
  • Lazare Billoré
  • Jean-Baptiste Varin
  • César Labouré
  • Raoul David
  • Léopold Bergeron
  • Monsieur Duchauffour
  • Monsieur Gaunevalle

Peut être y a-t-il quelqu’un parmi les lecteurs de ce blog qui pourrait m’apporter plus de précisions ?

Merci d’avance à ceux qui feraient avancer la mémoire collective en répondant à dette interrogation en laissant un commentaire ci-dessous.

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