• Accueil
  • > Forêt, industries du bois

La route des chômeurs

Posté par Bernard POULET le 9 juin 2008

J’ai beaucoup entendu parler dans mon enfance d’une « route des chômeurs ». Il s’agirait d’une route forestière qui aurait été aménagée ou rénovée dans les années 30 par des personnes sans travail réquisitionnées à cet effet.

Cependant je ne sais pas de quelle route il s’agit ! Il semblerait que serait la route de La-Croix-Saint-Ouen à Sainte-Périne qui a été élargie en 1935 par les chômeurs compiègnois.

Une autre hypothèse plus vraisemblable désignerait plutôt la route des Eluas : les rapports du garde forestier Pierre Lacaille, en charge du secteur pour l’époque, font mention de nombreux « ouvriers chômeurs » employés à la réfection de la route des Eluas et au faucardage de l’étang de Sainte-Périne. Certains noms cités dans ces carnets journaliers rappellent des personnes du village.

  • Louis Cadot
  • Barthélémy Luc
  • Alexis Cadot
  • Gaston Marin
  • Joseph Gressier
  • Saturnin Cailleux
  • François Lesueur
  • René Lamouret
  • Julien Tréni
  • Eugène Laudigeois
  • Antoine Conty
  • Philippe Collas
  • Monsieur Jarlet
  • Monsieur Ricordeau
  • Raymond Cadot
  • Marie Clément
  • Georges Thibaut
  • André Thibaut
  • Lazare Billoré
  • Jean-Baptiste Varin
  • César Labouré
  • Raoul David
  • Léopold Bergeron
  • Monsieur Duchauffour
  • Monsieur Gaunevalle

Peut être y a-t-il quelqu’un parmi les lecteurs de ce blog qui pourrait m’apporter plus de précisions ?

Merci d’avance à ceux qui feraient avancer la mémoire collective en répondant à dette interrogation en laissant un commentaire ci-dessous.

Publié dans Architecture, voirie, Forêt, industries du bois, Histoire locale | Pas de Commentaire »

Le travail du bois

Posté par Bernard POULET le 9 novembre 2007

Scieries et brosseries furent les piliers de l’économie de Saint Sauveur, certaines employaient plusieurs dizaines de personnes auxquelles il faut ajouter les nombreux bûcherons qui se rendaient tous les jours en forêt pour approvisionner les usines.

  • Morel (scierie et fabrication d’objets tournés)
  • Malessan (scierie et fabrication de bois de brosses)
  • Esquila (scierie)
  • Landra (scierie)
  • Motta (ébenisterie postes de radio)
  • Dumont>Catimel >S.I.B.> Euro-Sticks (bâtons d’esquimaux)
  • Mongne (brosserie)
  • Danne (brosserie)
  • Schaubroec > Charette La Brosse & Dupont (brosserie)
  • Bontemps (brosserie)
  • Duchauffour  (brosserie)
  • D’Heuqueville (brosserie)
  • Ancel (menuiserie)
  • Granier (menuiserie)

90% de ces entreprises sont maintenant disparues.

cette activité a débuté vers1765 et c’est à Saint-Sauveur en 1893 que fut créée la Chambre Syndicale des Brossiers de l’Oise.

Des dizaines de personnes travaillaient à domicile à la confection de brosses ou de balais. La production aurait atteint plus de 4.5 millions d’articles.

Ce pouvaient être des particuliers qui utilisaient un coin de leur maison, mais il y avait aussi de nombreux petits ateliers consacrés à la brosserie.

Certains montaient les poils dans les bois, d’autres les vernissaient au tampon, d’autres encore fabriquaient des couvercles en marqueterie qui constituaient de véritables oeuvres d’art.

Jusqu’au début du vingtième siècle Saint Sauveur était aussi une des seules communes de la région à abriter une activité de « borduriers » spécialisés dans la fabrication de cadres de miroirs.

Quelques ateliers fabricaient aussi des jouets en bois.

Publié dans Forêt, industries du bois | 1 Commentaire »

12
 

targuist |
Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Droit Administratif des Bie...
| L'info back.
| ouvrir les yeux