évolution administrative de Saint-Sauveur

Posté par Bernard POULET le 1 décembre 2010

Le village compte au dernier recensement environ 1600 habitants. En baisse légère depuis une quinzaine d’années.

La population au début du 18ème siècle était de moins de 600 âmes réparties en 170 « feux ». Elle ne franchira le seuil des 1000 habitants qu’au tout début du 20ème siècle.

Les habitants dépendaient du seigneur de Saintines lui-même rendant compte à la châtellenie de Verberie puis de Béthisy au sein du duché de Valois.

Son nom était à l’origine Giromesnil en référence à l’évêque de Soissons Giraud qui y possédait un mesnil (maison).Cet orthographe a été aussi Géromesnil. Son nouveau nom lui est attribué à la suite de la construction de la chapelle dédiée au Saint-Sauveur vers 1400.

La révolution lui redonne en 1793 son appellation ancienne de Géromesnil qui ne comporte pas de référence à la religion. En 1795 le Directoire redonne les anciens noms aux villes et villages de France : Géromesnil redevient Saint-Sauveur.

Administrativement Saint-Sauveur fait partie du canton de Compiègne sud-est, de l’arrondissement de Compiègne, numéro 597 dans le département de l’Oise.

Ses maires ont été successivement :

  • 1804 M. JUNEAUX
  • 1826 M. MONGLOU
  •           M. LEREAU
  • 1831 Louis François CHORON
  • 1834 Louis François DEMARQUE
  • 1836 Louis François CHORON
  • 1845 Jean-Denis JOREAUX
  • 1870 M. LEQUEUX
  • 1911 Jean Ferdinand BOULET
  • 1919 Albert DEVAUX
  • 1925 Fulgence DANNE
  • 1929 Jules COQUIN
  • 1935 Désiré DUMONT
  • 1938 Jules COQUIN
  • 1942 Pierre BOULON
  • 1944 Robert DUVINAGE
  • 1947 André DANNE
  • 1965 André CHAUSSY
  • 1984 Jean François LALAU
  • 1995 Françoise COURTALHAC
  • 2001 Jean Claude GRANIER

  Saint-Sauveur est une des 15 communes de l’ARC (Agglomération de la Région de Compiègne) après avoir été intégrée dans l’ancienne structure du SIVOM. Le maire en est vice-président.

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les Uhlans à Saint-Sauveur

Posté par Bernard POULET le 25 novembre 2010

fin de l’été 1914.La guerre vient de commencer.

Les Allemands déferlent sur la France par le nord. Ils traversent la forêt de Laigue puis celle de Compiègne. Une ligne de résistance s’organise avec l’aide des Anglais.

Le 2 septembre 1914 la ligne de front, qui suit l’Automne, passe au nord et à l’est de notre village.

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Les éclaireurs de l’ennemi sont aperçus dans nos rues.

Leur réputation et leur uniforme font grand effet. Mon père, alors tout petit, m’a raconté avoir été très impressionné par ces cavaliers imposants et rébarbatifs : les Uhlans. uhlanscheval.jpg      uhlan.jpg

Les Uhlans forment la cavalerie d’avant-garde de l’ armée de Von Kluck. Ils étaient armés de lances de plus de trois mètres  et arboraient un port hautain et impressionnant.

Cette incursion fut heureusement brève grâce aux opérations militaires des jours qui ont suivi. La bataille de l’Ourcq sera le signal d’un début du retrait des Allemands de la région à partir du 9 septembre.

Cependant jusqu’à la fin septembre 1914 les combats feront encore rage dans la forêt de Laigue. Le front reviendra dans la région en août 1918.

Voir un article très documenté concernant Tracy-le-Mont au lien suivant:

http://www.tracy-le-mont.org/acpgcatm/pages-dhistoires/a-2007-287.html

Ces lanciers légendaires, d’origine polonaise, ont marqué aussi notre village…

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Les seigneurs de Saintines Saint-Sauveur

Posté par Bernard POULET le 23 août 2010

Depuis le XI ème siècle le châtelain de Saintines était également seigneur de Saint-Sauveur.

Adam de l’Isle fut à l’origine de la construction du château.

Thibault III fut seigneur de Saintines au XII ème siècle, Philippe de Nanteuil qui lui succéda jusqu’au XIII éme siècle participa à la bataille de Bouvines.

Au XIV ème siècle le château appartint au chapitre de Beauvais.

Guillaume de Cugnière, grand chancelier de Philippe le bel devient, par un échange avec l’évêché, seigneur de Saintines et Géromesnil en 1311. Il meurt en 1329.

Pierre de Cugnières, le frère du précédent, Premier Président du Parlement et Grand Conseiller du roi Philippe VI, meurt en son château en 1345 et y est enterré. Il avait un fils moine au chapitre de Saint-Corneille de Compiègne.

l’un des quatre panetiers de France, N.le Moine, devient seigneur de Saintines en 1359

Jean d’Agouet, écuyer, devient seigneur de Saintines le 16 août 1376

en 1423 le roi renouvelle les privilèges du domaine de Saintines à Guillaume le Bouteiller de Senlis.

le 28 août 1429 Jeanne d’Arc et le roi Charles VII séjournent au château.

Louis de Vaux est châtelain de Saintines au début du XVI ème siècle et effectuera les réparations des dégâts causés par les Anglais.

Jean de Vaux, fils du précédent, lui succède à cette seigneurie.

Le marquis Jean de Vieux-Pont accéda au rang de seigneur en 1562 par son mariage avec la fille de Louis II de Vaux lui même seigneur de Saintines.

Henri IV lui rendit visite et lui dit en repartant du château par le pont vétuste, s’appuyant sur l’épaule de son hôte, « je suis ferme sur ce vieux pont« . Cette phrase célèbre est à replacer dans le contexte de la Ligue qui faisait apprécier au roi les personnages qui le soutenaient dans cette période difficile.

Le marquis fit de cette phrase royale son adage et sa devise.

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les armoiries des « Vieux-Pont » étaient d’argent à dix annelets de gueules, 3, 3, 3 et 1.
L’annelet est un signe d’inféodation et de fidélité politique.

Jean Ier de Vieux Pont meurt en 1571

Le fils de Jean de Vieux-Pont, Guillaume-Alexandre, était en 1690 lieutenant général des armées du roi et de la province du Beauvaisis, gouverneur des villes et citadelles de Charlemont et Givet, commandeur pour le Roy à Douay.

En 1714 il devient également seigneur de Sennecey en Bourgogne.

 

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Son épouse Marie-Louise de Beringhen fit construire la sacristie de l’église de Saint-Sauveur en 1715.

Guillaume-Alexandre de Vieux-Pont, décédé en 1728, est enterré depuis 1824 dans une chapelle de l’église Saint-Julien de Sennecey-le-Grand après avoir été inhumé dans la chapelle du château.

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Félix-Aubery comte de Vatan entre en possession du fief en 1738. Il meurt et est enterré en son château de Saintines le 6 novembre 1739.

Son fils marquis de Vatan hérite de Saintines et mourra en Allemagne le 2 janvier 1757 à l’âge de 25 ans. Son frère lui succédera jusqu’à son décès lors de l’attaque de Brunswick en octobre 1761.

Le marquis de Forbin-Janson, beau-frère du précédent, devient seigneur de Saintines et Saint Sauveur en 1762. Il émigrera vers l’Allemagne en 1791. Son épouse tentera de faire évader la reine Marie-Antoinette de la prison du temple en se substituant à elle en 1793.

Le château et toutes ses dépendances sont mis sous séquestre par les révolutionnaires le 16 mai 1793.

Le 8 mars 1794 les cercueils de plomb des seigneurs de Saintines sont enlevés de la cave du château par le maire pour en faire des balles.

Le 21 juin 1795 le domaine est vendu fictivement à un Suisse de Morgex (maintenant village italien) pour échapper à la confiscation par les biens nationaux. Il sera racheté en 1805 par les Forbin-Janson, anciens propriétaires.

en 1810 les émigrés reviennent au château.

Michel-Palamède de Forbin-Janson, général de division , et dernier seigneur local meurt en 1832 .

 

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Rationnement des années 40

Posté par Bernard POULET le 20 février 2010

Tout était rare voire introuvable dans ces années difficiles.

les denrées alimentaires bien sûr manquaient mais aussi les matériaux, les objets et ustensiles courants.

les vêtements, le charbon, la viande, le lait, tout faisait l’objet de cartes et de tickets de rationnements nominatifs attribués selon l’âge des personnes.

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Mon père, en tant qu’invalide, avait droit à des bons de pneus pour son vélo. Il conservait précieusement les tickets qui devaient lui donner une certaine priorité pour le jour où ces raretés viendraient à apparaître chez les commerçants du village.

En attendant il se contentait d’enfiler des bouchons de bouteilles sur un fil de fer dont il entourait ensuite la jante de ses roues de bicyclette. Le liège suppléait au caoutchouc comme la saccharine au sucre…

Cet expédiant peu adapté dura ainsi toute la durée des mesures de rationnement et vers la fin de la guerre mon père s’aperçut inopinément qu’un membre éminent du conseil municipal, jouissant de ses deux jambes, n’avait jamais manqué de pneus pour son vélo !

 

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La Mabonnerie

Posté par Bernard POULET le 17 février 2010

C’est un lieu-dit situé sur le territoire de Verberie mais qui est communément admis comme faisant partie de Saint-Sauveur.

A l’origine un hameau de quelques maisons (trois ou quatre) groupées près d’une bâtisse que selon les habitudes on appelle château ou manoir.

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Le nom Mabonnerie viendrait du patronyme d’un des premiers occupants qui était le sieur Mabon.

Avec l’accent local le mot Mabonnerie se disait « mabon-nrille », mot qui déformé par la transmission orale est même devenu « la Bandrille ».

Son histoire est difficile à retracer car peu de documents existent à son sujet.

Il semblerait que la construction du manoir repose sur des fondations qui datent du 12ème siècle. De nombreuses adjonctions et modifications ont été faites au fil des ans. L’exceptionnel pigeonnier, rabaissé de quelques mètres par rapport à l’origine, surmonte la partie la plus ancienne de la construction.

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Le château est déjà mentionné sur des cartes et documents du milieu du 14ème siècle.

Jeanne d’Arc y serait passée lors des évènements qui ont fini tragiquement pour elle. Elle y aurait oublié sa fameuse épée aux cinq croix. Cette arme était conservée dans une bretèche du château jusqu’en 1914, date depuis laquelle elle est disparue. Fait de guerre, occupants sans scrupules, collectionneur opportuniste ou simple légende ?

En 1750 le pont-levis qui enjambait le fossé a été détruit. il n’en reste que les appuis dans le mur de façade.

A la fin du 18 ème siècle le plan cadastral du hameau de la Mabonnerie était assez différent de celui que l’on connait aujourd’hui:

La Mabonnerie dans Architecture, voirie pdf cadastreverberiemabonnerie17831.pdf

De nombreux propriétaires se sont succédés sans qu’il en soit possible d’en rédiger une liste exhaustive. L’un d’entre eux adjoignant une parcelle au parc a fait détourner la route pour qu’elle passe plus loin du château.

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Dans les années 1850 les protestants se sont cachés dans le hameau pour y exercer leur culte, alors considéré comme maléfique et contraire aux bonnes pensées.

Le pasteur Crétin organise des réunions dans la maison d’un chiffonnier puis dans l’atelier du bordurier Joseph Armand.

Contrarié par ces pratiques pas très catholiques, l’abbé Houbaine, curé de Saint-Sauveur, signale ces faits aux gendarmes qui tentent de surprendre les participants à une réunion au domicile de la famille Cadot-Laudigeois. La maréchaussée fait chou-blanc car l’abbé dénonciateur s’est malheureusement (pour lui) trompé de jour. Il sera déplacé par sa hiérarchie à titre de réprimande.

Les Allemands auraient réquisitionné le château pendant la dernière guerre en reléguant les propriétaires dans les communs.

Une imprimerie a même fonctionné dans les bâtiments situés en bordure de rue.

Le temps et les différents occupants ont plus ou moins affecté le domaine mais il est redevenu depuis quelques années un monument dont la région peut être fière.

Grâce aux démarches de l’actuel propriétaire, cette « maison forte » a reçu le label du patrimoine historique le 12 septembre 2007.

Que soit ici remercié Monsieur Chesbeuf qui a gentiment accepté de nous donner maintes précisions sur cette demeure dont les murs ont une âme.      

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Le Soupiseau

Posté par Bernard POULET le 13 janvier 2010

Le Soupiseau est à l’origine un lieu-dit qui semble devoir son étymologie à un « endroit où l’eau sourd » qui désignait une source à fleur de terre.

Dans cet endroit calme et paisible le château du même nom trône au milieu d’un beau parc boisé.

           soupiseau.jpg   ancien château du soupiseau

La première construction date d’avant le quatorzième siècle. Le premier château avait une forme de S entourant le bouquet d’ifs subsistant devant l’entrée côté chemin du Soupiseau.

La construction actuelle date de 1866 et a probablement utilisé partiellement les matériaux provenant de la démolition de l’ancien château qui occupait une surface au sol plus importante.

Au début du quinzième siècle le Soupiseau faisait partie, avec Saintines, de la châtellenie de Béthisy au sein du duché du Valois.

Un des premiers propriétaires connus est le Sieur de Laistre garde général de l’artillerie du roi Louis XIV.

La famille Le Pelletier forme ensuite une lignée de propriétaires qui occupent le château à partir de 1668  jusqu’en 1798. (Michel, écuyer, qui y est décédé en 1689, Laurent-Michel, Joseph-Félix, Louis-Auguste qui a écrit ses « mémoires »). Cette famille renommée a eu dans ses rangs 12 « Chevaliers de Saint-Louis » .

En 1727 un certain sieur Lecointe est inquiété par la maréchaussée qui perquisitionne au château avec le procureur du roi, et y découvre des bois qui auraient été coupés en forêt « hors droit ».

En 1767 Louis-Auguste Le Pelletier reçoit Louis XV en son château. Depuis 1752 il expérimente les premières plantations de sapins dans la forêt royale de Compiègne.

Vers 1780 la famille Le Pelletier cède la propriété à Florent du Faÿ, grand conseiller du roi qui y meurt le 13 octobre 1798.

Le Soupiseau dans Architecture, voirie pdf cadastre Soupiseau Mabonnerie 1783

Le château et sa chapelle sont rachetés par le baron Alton-Shee en 1816.

En 1823 Edouard Leforestier dit « le Solitaire du Soupiseau » acquiert le domaine.

En 1866 le comte général de brigade Gustave-Alphonse de Chanaleille fait construire le château actuel en utilisant partiellement les matériaux de l’ancien.

‘En 1877 la comtesse de Chanaleille fait installer l’eau courante au château. Une éolienne de type Bollée n°2 de 3.50 m de diamètre actionne une pompe qui relève l’eau dans un réservoir en hauteur situé dans le parc. On peut encore voir l’assise de cette construction qui supportait le réservoir d’eau. La structure métallique de l’éolienne qui la jouxtait est aujourd’hui disparue.

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Voici à quoi devait ressembler l’installation quand elle fut construite

 

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 Edmond Rostand écrit l’Aiglon lors de son séjour au château en 1897  et fait donner une représentation de Cyrano de Bergerac sur le perron face au parc.

Gustave Ruelle rachète le château en 1925 et en redessine les espaces verts. Son fils Edouard en deviendra propriétaire dans les années 30.

Lors du bouquet provincial de 1959 la messe est dite dans le parc. La chorale s’installe au pied du château à côté du perron et les jeunes filles sont disposées sur la pelouse devant tous les étendards des compagnies d’arc de la région.

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La pièce d’eau située devant le perron est comblée dans les années 60 pour éviter la nuisance sonore émanant des batraciens.

Ce sont maintenant Patricia et Jean Nijdam (un des petits fils de Edouard Ruelle) qui occupent le château en mettant toute leur énergie au service de ce beau domaine qui fait honneur à notre village.

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Bouquet provincial

Posté par Bernard POULET le 24 septembre 2009

Il est une coutume de notre région qui découle directement de la tradition valoisienne de l’archerie: le bouquet provincial.

Il s’agit de circuits appelés « rondes » auxquels participent les villages possédant une compagnie d’arc. Le mot « compagnie » révèle bien les origines militaires de cette activité. Le 17 mai 1959 le bouquet provincial fut organisé par la compagnie d’arc de Saint Sauveur qui recevait la compagnie de Chevrières, invitée.

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Les villages d’une ronde se transmettent un énorme « bouquet » d’année en année et à cette occasion participent avec leurs voisins à des festivités diverses sous l’égide du patron des archers Saint-Sébastien.

Un cortège circule dans tout le village. Le point d’orgue en est le groupe de jeunes filles qui portent le bouquet sur un brancard. Le village invité présente le bouquet qu’il offre à son hôte et celui qui invite présente celui qu’il lui offre en échange.

Deux jeunes gens suivent le cortège pour aider au relai du portage car le trajet est long et le brancard est lourd.bouquet1959.jpgbouquet19599.jpg

 

 

 

 

 

Le bouquet reçu trônera ensuite dans la nef de l’église dans une vitrine qui le protège de la poussière.

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La fête est l’affaire de tout le village . Michèle Dhoury, alors petite fille, relate ce qu’a représenté pour elle cette manifestation: Bouquet provincial dans Coutumes, lieux-dits et surnoms pdf souvenirs du bouquet 1959

Le préparation et la décoration des maisons et des rues ont monopolisé l’énergie des habitants pendant de nombreuses semaines. Les remorques agricoles ont été transformées et décorées pour en faire des chars.

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Un tir à l’oiseau permet aux archers de s’affronter, les  fanfares des villages voisins donnent des concerts (Saint Sauveur n’en possède pas).

Une messe est dite dans le parc du château du Soupiseau (à cette occasion il a fallu transporter le vieil harmonium au pied du perron du château),  …

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Un grand nombre de drapeaux, étendards et autres fanions coloraient cette manifestation en lui donnant un air grave et festif à la fois. Toutes les associations étaient représentées.

En ce qui me concerne je participais au défilé avec trois autres enfants  qui portaient sur un mat qui me semblait très haut et très lourd les cibles qui allaient servir aux archers dans l’après-midi.

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On dit que le bouquet provincial revient environ tous les cinquante ans dans le même village. La première trace d’un bouquet à Saint Sauveur a été notée en 1869 (le 17 mai), ma grand-mère a participé à celui du 5 juin 1910 (auquel le clergé a été privé de participation !). Le 7 juin 1936 un autre bouquet a été organisé dans le village et le conseil municipal n’a pas autorisé non plus le clergé à participer au cortège !

Si une compagnie d’arc était reconstituée à Saint Sauveur, on pourrait penser que la prochaine manifestation de ce genre serait proche…

Pour mémoire voici les dates des bouquets provinciaux:

1er juillet 1615  CREIL

1644                 BEAUMONT SUR OISE

1660                 REIMS

1662                 CHALONS SUR MARNE

1671                 CHATEAU THIERRY

1672                 SAINT QUENTIN

1684                 HAM

1687                 REIMS

1700                 LAON

1715                 CREPY EN VALOIS

1716                 VIC SUR AISNE                                                                      CHEVALIERS Province VALOIS

1717                 CHATEAU THIERRY

1718                 COMPIEGNE

1729                 COMPIEGNE

1737                 BABOEUF

1752                 CHOISY AU BAC                      28 drapeaux     363 tireurs

1753                 SAINT LEGER AUX BOIS

1754                 CHALONS SUR MARNE

1764                 LA FERTE MILON

1773                 MONTEREAU FONLT YONNE

1774                 SAINT QUENTIN

1778                 MEAUX

1782                 BEUVARDES

1783                 NOGENT

1810 ou 1820    BEUVARDES

1824                 BONNEIL

1825                 REMY

1838                 LA CROIX SAINT OUEN

1841                 BABOEUF

1842 ou 1846  BONNES

1843                 BETHISY SAINT PIERRE

1845                 BONNEIL

1846                 COMPIEGNE

1847                 BONNEIL

1848                 PONT SAINTE MAXENCE

1848                 TRACY LE MONT                                            VALLEE de l’OISE

1849                 VERBERIE                              17 drapeaux

1852                 MORLINCOURT

1853                 COMPIEGNE

1854                 NOYON

1859                 BABOEUF

1861                 BONNEIL

1863                 BONNEIL

1865                 BONNEIL

1865                 ROLLOT

1865                 LACROIX SAINT OUEN

1866                 NOYON

1866                 PIERREFONDS

1867                 CREPY EN VALOIS

1868                 BETHISY SAINT PIERRE

1868                 ROYE

1868                 TRACY LE MONT                                                                                   VALLEE de l’OISE

1869                 SAINT SAUVEUR

1869                 VERBERIE  (lundi de Pentecôte)         35 drapeaux

1873                 CHAUNY

1873                 JAUX

1874                 LABERLIERE

1875                 BETHANCOURT EN VAUX

1875                 REMY

1875                 VILLEMOYENNE

1876                 MORLINCOURT

1876                 LONGUEIL RUCOURT

1877                 COMPIEGNE

1877                 MONCHY HUMIERES

1879                 SAINT SAUVEUR

1879                 BEHERICOURT

1879                 SUZOY

1880 ou 1890  BOULOGNE LA GRASSE

1883                 BABOEUF

1883                 RIBECOURT                            Prix Provincial : parade

1884                 MACHEMONT                          Prix Provincial

1888                 CHANTILLY

1888                 TRACY LE MONT                                                                    VALLEE de l’OISE

1889                 COMPIEGNE

1889                 SALENCY

1889                 CAMBRONNE LES RIBECOURT

1889                 HOMBLEUX

1889                 ANDECHY

1890                 VARESNES

1890                 VILLEMOYENNE

1890 ou 1896   DAMERY

1890                 BREUIL

1890                 COMPIEGNE    2ème Cie

1890                 OGNES

1891                 GUIVRY

1892                 BABOEUF

1892                 CHAUNY

1892                 MARGNY LES COMPIEGNE

1893                 CONCHY SAINT NICAISE

1893                 ROYE

1893                 MONTESCOURT LIZEROLLES

1893                 AMIENS

1894                 BETHANCOURT EN VAUX

1894                 REMAUGES

1894                 TRACY LE VAL

1894                 GRANDFRESNOY

1895                 VILLENEUVE SUR PERE

1895                 PRECY SUR OISE

1895                 LE PLESSIS BRION

1895                 VILLEQUIER AUMONT

1896                 SAINT LEGER AUX BOIS

1896                 BLERANCOURT

1896                 COUCY LE CHATEAU

1896                 ROYE SUR MATZ

1896                 FRENICHES

1896                 NOYON            les 2 Cies

1896                 LASSIGNY                                                                              MUTUELLE OISE

1897                 LABERLIERE

1897                 RESSONS SUR MATZ 

1897                 RICQUEBOURG

1897                 MISERY

1897                 MORLINCOURT

1897                 CUTS

1897                 ESMERY-HALLON

1898                 CUISE LA MOTTE

1898                 CHATEAU THIERRY                 à Villeneuve sur Père

1898                 FONTAINEBLEAU

1899                 AMIENS                                  100 drapeaux   1.500 Archers

1899                 MONTIGNY-LENGRAIN

1899                 COUDUN

1899                 CREPY EN VALOIS  (1ère Cie)

1899                 MONTDIDIER

1900                 SOISSONS

1900                 PARIS

1901                 BONNEIL

1901                 PIERREFONDS

1901                 BETHISY SAINT PIERRE

1902                 VERBERIE                              170 drapeaux                           VALOIS

1903                 AMIENS  (Fondamentale)

1903                 BABOEUF

1903                 BONNEIL

1905                 COMPIEGNE                           240 drapeaux

1905                 BAUGY                     97 drapeaux     1.391 Archers   MUTUELLE droite OISE

1906                 BOULOGNE LA GRASSE

1906                 RESSONS SUR MATZ             

1907                 MAREST DE MATZ                                            ‘’          ‘’          ‘’

1908                 TRACY LE MONT                                                                    VALLEE de l’OISE

1909                 AUBERVILLIERS  (1ère Cie)

1909                 ORROUY                                                        VALOIS et VALLEE AUTOMNE

1909                 APILLY

1910                 AUBERVILLIERS  (2è Cie)

1910                 SAINT SAUVEUR                                            ‘’          ‘’          ‘’          ‘’

1911                 AMIENS  (Fondamentale)

1911                 NANTEUIL LE HAUDOIN

1911                 VILLERS SUR COUDUN

1912                 NOGENT SUR OISE                                                               

1913                 BRAISNES                                                                             AISNE

1913                 COUCY LE CHATEAU

1913                 LACROIX SAINT OUEN                                                           VALOIS et VALLEE AUTOMNE

1913                 LE MEUX                                147 drapeaux                                ‘’          ‘’          ‘’          ‘’

1913                 VINCENNES

1913 ou 1914   MONTMACQ

1913                 CANLY (assiette)

1914                 BEAULIEU LES FONTAINES

1914                 CANLY

1914                 PRECY SUR OISE

1915                 ESTREES SAINT DENIS                                                              ‘’          ‘’          ‘’          ‘’

1921                 ESTREES SAINT DENIS                                                              ‘’          ‘’          ‘’          ‘’

1921                 BELLAU

1921                 SEVRAN

1921                 GANDELU

1922                 CREIL

1922                 JANVILLE  (lundi de Pentecôte)

1923                 BEAUVAIS

1923                 ESTREES SAINT DENIS                                                              ‘’          ‘’          ‘’          ‘’

1923                 COMPIEGNE

1923                 BRECY

1924                 LIANCOURT

1924                 MARGNY LES COMPIEGNE

1924                 BETHISY SAINT MARTIN                     1.147 Archers                   ‘’          ‘’          ‘’          ‘’

1924                 FESCAMPS

1925                 BONNEIL

1925                 LASSIGNY                                                                              MUTUELLE OISE

1925                 ATTICHY                                                                                VALLEE de l’OISE

1925                 FONTAINEBLEAU                                                                   PARIS/ILE de FRANCE

1925                 BECQUIGNY                                                                           PICARDIE

1925                 GANDELU                                                                              SUD de l’AISNE

1925                 CREPY EN VALOIS  (Sainte AGATHE)

1926                 PERSAN BEAUMONT  (La Familiale de Persan)                      PARIS/ILE de FRANCE

1926                 EPIEDS

1926                 VILLERS COTTERETS                                                           VALOIS

1926                 BETHANCOURT EN VAUX                                                      AISNE et OISE

1926                 BOULOGNE LA GRASSE

1926                 GRANDFRESNOY

1926                 NESLES

1927                 SAINT GERMAIN SUR MORIN

1927                 LARBROYE SUR OISE

1927                 GAGNY  (1ère  Cie)

1927                 MARQUIVILLIERS

1928                 HAM

1928                 JONQUIERES

1928                 CHAUNY

1928                 ROMAINVILLE

1929                 COUDUN

1929                 BERNEUIL

1929                 PIENNES

1929                 VERBERIE                              172 drapeaux                           VALOIS

1930                 VINCENNES

1930                 LEUILLY SOUS COUCY

1930                 SENLIS  (Porte de Meaux)

1930                 BETHISY SAINT MARTIN

1930     ???      COMPIEGNE

1930                 FRENICHES

1930                 CIRES LES MELLO

1931                 LONGUEIL SAINTE MARIE

1931                 VIC SUR AISNE                                                                      AISNE

1931                 VILLERS BRETONNEUX

1932                 MARGNY SOUS MATZ

1932                 ARVILLERS

1932                 MOYENCOURT

1932                 VILLEQUIER AUMONT

1933                 NOISY LE SEC

1933                 BETHISY SAINT PIERRE

1933                 AVRICOURT

1933                 PIERREFONDS

1933                 MONTDIDIER

1934                 VILLEMON

1934                 VAUCIENNES

1934                 TILLoLOY

1934                 BABOEUF

1934                 ERCHEU

1934                 AUBERVILLIERS

1935                 ROYE

1935                 WARZY

1935                 REMY

1935                 VAILLY                                                                                   AISNE

1936                 SERAUCOURT                                             ‘’

1936                 CHEVRIERES

1936                 RESSONS SUR MATZ

1936                 SAINT SAUVEUR

1937                 AMY

1937                 VILLEMONBLE

1937                 CHOISY AU BAC                                                                     VALLEE de l’OISE

1937                 BROUCHY

1938                 CREPY EN VALOIS                                                                VALOIS

1938                 ROLLOT

1938                 ROSNY SOUS BOIS

1938                 VILLE                                                                                     VERMANDOIS

1939                 MONCHY HUMIERES

1939                 CARLEPONT                                                                          VALLEE de l’OISE

1939                 MARGNY AUX CERISES

1939                 AMIENS

1939                 FONTAINEBLEAU                                                                   PARIS/ILE de FRANCE

1946                 TRACY LE MONT                                                                    VALLEE de l’OISE

1946                 CHAMBLY

1946                 FERE EN TARDENOIS

1946                 NOYON                                                                                   VERMANDOIS (Ronde de Chauny)

1946                 VARENNES

1947                 ANDECHY                                                                               PICARDIE

1947                 BUSSY

1947                 CLAIROIX        

1947                 PONT SAINTE MAXENCE

1947                 WARZY

1947                 BETHISY SAINT MARTIN  (1ère Cie)                                         VALOIS

1947                 VARENNES

1948                 COYE LA FORET         Compagnie fondée en 1828

1948                 ESTREES SAINT DENIS                                                         MUTUELLE de l’OISE

1948                 MORLINCOURT                                                                      VERMANDOIS

1948                 PERONNE BUSSY

1948                 VILLEMOMBLE

1948                 LONGPONT                 Compagnie crée en 1946                     AISNE

1948                 BLERANCOURT                                                                      VALLEE de l’OISE

1948                 VARENNES

1949                 LONGUEIL ANNEL

1949                 PERONNE

1949                 DOULLENS

1949                 LONGUEVAL      

1949                 CREIL                                                                                    BEAUVAISIS

1949                 LE PLESSIS BRION                                                               VALLEE de l’OISE

1949                 CANLY

1949                 CREPY EN VALOIS  (Sainte AGATHE)                                    VALOIS

1949                 NEUILLY SAINT FRONT

1950                 COEUVRES ET VALSERY  (300 ans de la commune)              AISNE

1950                 CHANTILLY  (tirs à Romainville)                                             BEAUVAISIS

1950                 BEAULIEU LES FONTAINES                                                  SOMME et OISE

1950                 THOUROTTE                                                                          MUTUELLE de l’OISE

1950                 CHEZY EN OXOIS                                                                   VALLEES de l’OURCQ et CLIGNON

1950                 CUISE LA MOTTE                                                                  VALLEE de l’OISE

1950                 NOGENTEL

1950                 CONCHY LES POTS                                                               PICARDIE

1950                 SALENCY                                                                               CHAUNY

1951                 RIEUX                       

1951                 CHEVINCOURT

1951                 BAILLEUL LE SOC

1951                 COMPIEGNE                                                                          VALLEE de l’OISE

1952                 COINCY L’ABBAYE                                                                 SUD de l’AISNE

1952                 CAMBRONNE LES RIBECOURT                                              VALLEE de l’OISE

1952                 THIESCOURT

1952                 HAM

1953                 DAVENESCOURT

1953                 TRACY LE MONT                                                                    VALLEE de l’OISE

1953                 CLAYE SOUILLY  (assiette en 1955)                200 Archers     PARIS

1953                 ATTICHY                                                                                VALLEE de l’OISE

1953                 JAUX

1953                 LACROIX SAINT OUEN

1954                 BREGY                                                                                   VALOIS

1954                 EPAUX BEZU            

1954                 ESMERY HALLON

1954                 FERE EN TARDENOIS                                                            SUD de l’AISNE

1954                 SAULCHERY

1954                 VILLESELVE

1954                 VER SUR LAUNETTE

1954                 DAMMARTIN EN GOELLE

1955                 CAMELIN LE FRESINE                                                            VALLEE de l’OISE

1955                 MARQUIVILLIERS

1955                 MARGNY LES COMPIEGNE                                                    MUTUELLE de l’OISE

1955                 BETHISY SAINT PIERRE                                                        VALOIS

1956                 MAREUIL SUR OURCQ

1956                 MOYENCOURT

1956                 CHAMBLY                                                                              BEAUVAISIS

1956                 CRECY EN BRIE

1956                 CHAUNY                                                                                 VERMANDOIS

1957                 LARBROYE                                                                            VALLEE de l’OISE

1957                 MONTDIDIER     

1957                 VINCENNES

1957                 VAUCIENNES                                                                         VALOIS

1957                 VILLERS SUR COUDUN                                                          MUTUELLE de l’OISE

1957                 SOISSONS                                                                             AISNE

1958                 APPILLY                                                                                VERMANDOIS

1958                 PRECY SUR OISE                                                                  BEAUVAISIS

1958                 SAULCHERY

1958                 VILLEMONBLE

1958                 LIBERMONT

1959                 CUTS                                                                                     VALLEE de l’OISE

1959                 SAINT SAUVEUR

1959                 FONTAINEBLEAU                                                                   PARIS/ILE de FRANCE

1959                 PIENNES                                                                                PICARDIE

1959                 GRANDFRESNOY

1959                 QUINCY VOISINS

1960                 RIBECOURT

1960                 MOUY             

1960                 CHATEAU THIERRY                 94 drapeaux     168 tireurs       SUD de l’AISNE

1960                 AVRICOURT                                                    250 tireurs

1960                 BEHERICOURT                                               175 tireurs

1960                 VILLENEUVE SUR FERE         137 drapeaux   185 tireurs

1961                 TROSLY BREUIL                                                                    VALLEE de l’OISE

1961                 VILLERS BRETONNEUX                                                         PICARDIE

1961                 BONNEIL  (Château-Thierry)    Bouquet Fermé

1961                 EPIEDS                                                                                  M.O.C.

1961                 SENLIS PORTE DE MEAUX                                                    VALOIS

1961                 COUDUN                                                         210 tireurs       MUTUELLE de l’OISE

1962                 BOVES

1962                 ROYE                          1 central à 0,1/20         232 tireurs

1962                 CHASSEMY                                                    250 tireurs

1962                 VILLENEUVE SUR FERE

1962                 CLAYE SOUILLY                                             200 tireurs       PARIS

1962                 VILLIERS SUR FERE               40 drapeaux     199 tireurs       M.O.C.

1963                 REMY                                      170 drapeaux   256 tireurs

1963                 PONTOISE LES NOYON          160 drapeaux

1963                 LA FERE                                 160 drapeaux   210 tireurs       VERMANDOIS

1963                 GUERBIGNY                            140drapeaux

1964                 BRASLES                                                                               SUD de l’AISNE

1964                 VILLEQUIER AUMONT

1964                 ERCHEU

1965                 NOGENTEL

1965                 CHEVRIERES

1965                 RETHONDES                                                                          VALLEE de l’OISE

1965                 NEUILLY SAINT FRONT                                                          M.O.C.

1965                 CREPY EN VALOIS                                                                VALOIS

1965                 NOGENT SUR MARNE

1966                 BONNESVALYN

1966                 VIC SUR AISNE

1966                 NOYON                                                                                   VERMANDOIS

1966                 NESLES

1966                 PERONNE

1967                 APPILLY                                                                                VERMANDOIS

1967                 LASSIGNY                                                                              MUTUELLE de l’OISE

1967                 VILLERS BRETONNEUX                                                         PICARDIE

1967                 BEUVARDES                                                                          SUD de l’AISNE

1967                 TILLOLOY

1967                 PIERREFONDS

1967                 MONCHY HUMIERES                                                              MUTUELLE de l’OISE

1967                 VINCENNES

1968                 FERE EN TARDENOIS                                                            SUD de l’AISNE

1968                 MEAUX

1968                 CHATEAU THIERRY                                                                SUD de l’AISNE

1968                 MORLINCOURT                                                                      VERMANDOIS

1968                 FISMES

1968                 BETHISY SAINT MARTIN    

1969                 VIGNEMONT

1969                 CARLEPONT                                                                          VALLEE de l’OISE

1969                 BROUCHY                                                                              PICARDIE

1969                 EPAUX BEZU                                                                         SUD de l’AISNE

1970                 NOISY LE GRAND                   156 drapeaux                           RONDE de PARIS

1970                 ESSOMES SUR MARNE          178 drapeaux                           M.O.C.

1970                 OULCHY LE CHATEAU            Fleurs Cantonales

1971                 LASSIGNY                                                                              MUTUELLE de l’OISE

1971                 TRACY LE MONT                                                                    VALLEE de l’OISE

1971                 LAON                          Tricentenaire                                       AISNE

1972                 CHEZY SUR MARNE

1972                 MARGNY LES COMPIEGNE                                                    MUTUELLE de l’OISE

1972                 GANDELU                                                                              SUD de l’AISNE

1972                 LACROIX SAINT OUEN                                                           VALOIS

1973                 BEUVARDES                                                                          SUD de l’AISNE

1973                 VARESNES

1973                 GUISCARD

1973                 CLAYE SOUILLY                                                                    PARIS

1974                 ESTREES SAINT DENIS                                                         MUTUELLE de l’OISE

1974                 HARAMONT                                                                            VALOIS

1974                 LA FERTE MILON                                                                   SUD de l’AISNE

1975                 CHATEAU THIERRY

1975                 DRESLINCOURT

1975                 VILLEMOYENNE

1975                 ROMENY SUR MARNE

1975                 VILLIERS SUR FERE

1975                 RIBECOURT

1975                 VILLEBON SUR YVETTE

1976                 CHEVINCOURT                                                                       MUTUELLE de l’OISE

1976                 APPILLY                                                                                VERMANDOIS

1976                 CHARLY SUR MARNE

1976                 CREPY EN VALOIS      Centenaire Cie SAINTE AGATHE         VALOIS

1977                 LE PLESSIS BRION                                                               VALLEE de l’OISE

1977                 CHATEAU THIERRY    

1977                 CHAMBLY                    Cinquantenaire                                   BEAUVAISIS

1977                 MURET ET CROUTTES                                                           ASINE

1978                 ESSOMES SUR MARNE                                                         SUD de l’AISNE

1978                 SENLIS PORTE DE MEAUX                                                    VALOIS

1978                 GRAND ROZOY                                                                       AISNE

1978                 SALENCY                                                                               VERMANDOIS

1979                 FLEURINES

1979                 BUZANCY

1979                 LONGUEIL ANNEL

1980                 GANDELU                                                                              SUD de l’AISNE

1980                 VILLERS SUR MARNE

1980                 THOUROTTE                                                                          MUTUELLE de l’OISE

1980                 NANTEUIL LE HAUDOUIN

1980                 BILLY SUR OURCQ                                                                AISNE

1981                 SALENCY             

1981                 CHOISY AU BAC                                                                     VALLEE de l’OISE

1981                 SAINT REMY BLANZY

1982                 FERE EN TARDENOIS                                                            SUD de l’AISNE

1982                 BUSSY                                                                                   VERMANDOIS

1982                 VERBERIE                                                                             VALOIS

1982                 VILLEMONTOIRE

1983                 CAMBRONNE LES RIBECOURT                                              VALLEE de l’OISE

1983                 SERINGES ET NESLES                                                          SUD de l’AISNE

1983                 BRANGES                                                                              AISNE

1984                 OULCHY LE CHATEAU                                                           AISNE

1984                 ORROUY                                                                                VALOIS

1984                 MARIGNY EN ORXOIS                                                            SUD de l’AISNE

1985                 GAGNY

1985                 CHIRY OURSCAMP                                                                 VERMANDOIS

1985                 DROIZY

1986                 CHACRISE                                                                             AISNE

1986                 COINCY L’ABBAYE    

1986                 SOISSONS                                                                             AISNE

1987                 ARCY SAINTE RESTITUTE                                                     ASINE

1987                 BAR SUR AUBE

1987                 CHEZY SUR MARNE

1987                 CHEZY EN ORXOIS

1987                 NOYON            Millénaire Couronnement Hugues Capet         VERMANDOIS

1988                 PARCY TIGNY                                                                        AISNE

1988                 VILLENEUVE SUR FERE

1988                 NEUILLY SAINT FRONT                                                          M.O.C.

1989                 CHAMBLY                                                                              BEAUVAISIS

1989                 COMPIEGNE                                                                          VALLEE de l’OISE

1989                 ROMENY SUR MARNE

1990                 ESSOMES SUR MARNE                                                         SUD de l’AISNE

1990                 SERINGES ET NESLES                                                          RONDE CHATEAU THIERRY

1990                 MORLINCOURT                                                                      VERMANDOIS

1990                 VINCENNES

1990                 L’HAYE LES ROSES

1990                 OULCHY LE CHATEAU                                                           AISNE

1991                 SERINGES ET NESLES                                                          SUD de l’AISNE

1991                 RETHONDES                                                                          VALLEE de l’OISE

1992                 REMY

1992                 FERE EN TARDENOIS                                                            SUD de l’AISNE

1992                 VILLEMOYENNE

1992                 LACROIX SAINT OUEN                                                           VALOIS

1993                 PONTOISE LES NOYON

1993                 CREPY EN VALOIS                                                                VALOIS

1993                 L’HAYE LES ROSES

1994                 OULCHY LE CHATEAU                                                           AISNE

1994                 PLAILLY                                                                                 BEAUVAISIS

1994                 SENLIS BASTION                                                                  

1995                 CONDE EN BRIE

1995                 PIENNES                                                                                PICARDIE

1996                 ERMENONVILLE        

1996                 SALENCY                                                                               VERMANDOIS

1997                 GANDELU                    Défilé sous la pluie

1997                 CHAMBLY                                                                              BEAUVAISIS

1998                 TREMBLAY EN France

1999                 DAMPMART                                                                           PARIS/ILE de FRANCE

1999                 TRACY LE MONT                                                                    VALLEE de l’OISE

1999                 ESTREES SAINT DENIS    Dernier Bouquet du Millénaire      MUTUELLE de l’OISE

2000                 CHIRY OURSCAMP

2001                 VAILLY SUR AISNE

2002                 CHAMBLY

2003                 BLERANCOURT

2004                 PRECY SUR OISE        Défilé sous la pluie                              BEAUVAISIS

2005                 CHEZY EN ORXOIS

2005                 PONTOISE

2006                 DAMMART

2007                 NOYON                                                                                   VERMANDOIS

2008                 FISMES

2008                 COINCY  

2009                 SERINGES ET NESLES







 

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Le miracle des béquilles

Posté par Bernard POULET le 18 septembre 2009

Le début de la guerre 1939-45 a été marqué par un épisode durement ressenti par les civils: l’exode.

Dès le mois de mai 1940 les populations du nord de la France commencent à traverser notre région en donnant à ses habitants une idée de ce qui les attendait. Le 20 mai le préfet de l’Oise ordonne aux maires de faire évacuer leurs administrés.

Mes parents firent comme tout le monde: ils rassemblèrent quelques effets, rangèrent et dissimulèrent au mieux le reste dans la maison, qu’il était inutile de fermer, et se mirent en quête d’un moyen de quitter Saint-Sauveur.

Mon père, amputé depuis peu de temps, n’était pas encore appareillé correctement. Il avait besoin de béquilles et ne pouvait pas porter de valise. Ma mère était enceinte de mon frère Jacques.

Monsieur Vibert, le transporteur, leur proposa une place dans son camion qui prenait la route. C’était un camion gazogène qu’il fallait recharger en charbon de bois fréquemment mais qui était peu dépendant du carburant qui commençait à manquer.

Ce moyen de transport les amena jusqu’au sud de Paris où une grande quantité de réfugiés affluaient déjà. Une grande gare (Juvisy je crois) était consacrée à l’évacuation des populations en exode. Mes parents y arrivèrent et retrouvèrent à cette occasion mon oncle Jean et ma grand-mère qui devaient continuer leur route vers le sud avec eux.

Mon oncle Jean qui n’avait à l’époque que 7 ans était trop petit pour porter de lourds bagages. Il fut donc investi de la responsabilité de porter les béquilles de mon père.

bquille.jpg

Toute cette foule fut dirigée vers un train qui partait vers le sud et mes parents suivirent avec leurs paquets, et Jean avec les béquilles. Ils s’installèrent tant bien que mal et le train roula pendant de longues heures. Le convoi s’arrêta dans une grande gare de triage où l’on fit descendre tous les passagers du train en attendant une correspondance.

Le petit groupe se retrouva dans des locaux improvisés en guise de salle d’attente. On rassembla les paquets et les valises. Stupeur ! Le petit Jean avait oublié les béquilles dans le train ! Pleurs, cris, émotion… Il fallait l’admettre: les précieuses béquilles étaient perdues.

Après quelques heures interminables les réfugiés furent priés de se diriger vers un nouveau convoi qui les attendait à l’autre bout de la gare de triage. On traversa tant bien que mal les nombreux rails et aiguillages pour atteindre le train qui les emmènerait vers les Deux-Sèvres (département de destination).

Mes parents, ma grand-mère et mon oncle Jean montèrent dans le wagon qu’on leur assignait et cherchèrent un endroit où ils puissent s’installer correctement.

En entrant dans le compartiment ils poussèrent tous un cri de surprise et de joie: les béquilles étaient là, sous le siège où Jean les avait laissées !

Ils n’ont jamais compris pourquoi on les avait fait quitter un train dans lequel on les avait fait remonter plusieurs heures après sans raison apparente. Peut être mon oncle Jean avait il été entendu par la providence quand il pleurait à chaude larmes sous les remontrances pour n’avoir pas assumé ses responsabilités ?

 

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L’eau courante arrive…

Posté par Bernard POULET le 17 août 2009

Notre village n’était pas très en avance par rapport à beaucoup d’autres dans ce domaine.

L’indispensable liquide n’était obtenu que par des puits individuels ou collectifs dans lesquels on puisait à l’aide de seaux, ou de pompes à bras pour les maisons les plus modernes.

Seul le château du Soupiseau avait déjà l’eau courante. Dans son parc un réservoir en hauteur était alimenté par une éolienne et permettait aux pièces de service du château d’avoir « l’eau au robinet ». On peut encore voir le support de ce réservoir.

emoticone Le progrès frappe à la porte un beau jour de 1956: on allait mettre en place à Saint-Sauveur un réseau de distribution d’eau !

Quelle révolution ! Certains refusent même cette évolution en prétendant que l’eau de leur puits est bien meilleure que celle qui allait venir d’on ne sait où en passant par des tuyaux impropres.

Les plans sont faits et les travaux commencent. Ce n’est pas une mince affaire que d’enterrer tout un réseau de tuyauteries sous les rues et les trottoirs en paralysant le moins possible la circulation.

Petit à petit le village ressemble à un gigantesque champ de bataille quadrillé de plusieurs kilomètres de tranchées que l’on enjambe grâce à des planches et diverses passerelles provisoires.

Les engins de travaux publics n’étaient pas nombreux et moins perfectionnés que ceux d’aujourd’hui; nombres de tranchées ont été creusées à la main.

des tas de tuyaux noirs s’entassaient le long des rues. Il fallait les raccorder entre eux et les laisser glisser doucement sur un lit de sable disposé au fond du trou.

Il a fallu construire un château d’eau. le choix de l’emplacement s’est fait en fonction de la dénivelée par rapport au réseau. On l’a installé à mi-hauteur de la cavée Bergeron qui occupe une position centrale par rapport à la longueur du village. Je ne sais comment on a pu obtenir le terrain nécessaire de l’administration des Eaux-et-Forêts car celle-ci est réputée ne jamais céder de terrain !

chateaudeau001.jpg   chateaudeau004.jpg

Contrairement à la plupart des châteaux d’eau de l’époque, le nôtre n’avait pas de puisage. Il servait seulement de réserve et recevait son eau de la station de Néry. Son rôle est en fait celui d’une réserve tampon.

Les travaux ont duré plusieurs mois et inévitablement des périodes de pluie sont venues par moments compliquer le tableau: quel bourbier !emoticone

Les raccordements des maisons ont donné lieu à des problèmes auxquels personne n’était habitué. percement de murs, de dalles, de planchers, effondrement de caves. Les délais d’attente ont été très longs car les nombreux plombiers mobilisés pour la circonstance étaient débordés et pris d’assaut.

Monsieur Gonzales supervisait et coordonnait le chantier. Il habitait pour la durée des travaux chez Ernestine Landra, au bout de la rue Pasteur.

Puis la mise sous pression du réseau a eu lieu et, à ma connaissance, s’est effectuée sans surprise ni fuite importante.

Le rebouchage des tranchées a lui aussi pris beaucoup de temps bien que relativement « mécanisé »: un tout petit bulldozer, sur lequel Monsieur Dumont paraissait énorme, faisait toute la journée de bruyants va-et-vient pour pousser la terre amassée au bord des tranchées sur les tuyaux en les ensevelissant définitivement.

Peu à peu les habitants se sont habitués à ce luxe de « l’eau sur l’évier ». On a vu disparaître les puits et pompes. On a vu arriver les chauffe-eau et se multiplier les points d’eau dans les maisons (la plupart n’avaient pas prévu qu’on pourrait avoir besoin d’eau ailleurs que dans la cuisine).

Saint-Sauveur avait franchi une étape vers le progrès et le nouveau métier de plombier allait connaître son heure de gloire.

 

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Le lavoir de la Série

Posté par Bernard POULET le 9 juillet 2009

Le village a possédé deux lavoirs jusque les années 60.

  • Le lavoir du Barossel (rue du Docteur Roux, anciennement rue du Sac)
  • Le lavoir de la Série (en forêt à l’extrémité de la rue Pasteur)

Ces deux lavoirs étaient utilisés par les mères de familles qui venaient y faire leur lessive avant l’apparition de l’eau courante et des machines à laver.

Le lavoir de la Série, bien qu’ abandonné par les lavandières, est resté fréquenté par les promeneurs et les enfants du quartier jusqu’en 1970. Je me souviens y avoir fait voguer des bateaux improvisés avec mon frère dans les années 50.

Il était situé à une extrémité commune à plusieurs terrains et on y accédait par le sentier longeant le bas des jardins de la rue Pasteur.

Sa structure et son pavage étaient en briques avec une double margelle en ciment.

Il est alimenté par un ruisseau prenant sa source au bas des jardins voisins et rejoignant le ru de la Fontaine Saint Jean.

On dit qu’une femme s’y serait noyée quelques années avant la guerre de 39/45. (serait-ce la mère d’Ernestine Landra?)

Il a été comblé vers 1975 par d’indélicats bûcherons qui ont probablement été gênés par ce « trou ». Leurs tracteurs ont fait le reste…

Un oeil averti peut deviner son emplacement sur le terrain en fonction de certains éléments subsistants.

lavoir de la Série    lavoirdelasrie2010.jpg

Il suffirait peut être de dégager le remblai qui le recouvre pour en retrouver les bases.

Il existe un autre point d’eau non loin de là. Le carrefour de la Fontaine Saint Jean doit son nom à une source captée et aménagée en contre-bas de la route, face au poste forestier de Saint Sauveur. L’eau en coule doucement et donne naissance au ru du même nom.

Je me souviens que du temps de la famille Ponnelle cette fontaine, aujourd’hui recouverte de végétation,  était utilisée pour le lavage et d’autres usages domestiques. fontainesaintjean.jpg

Un autre lavoir situé à gauche en descendant la rue du Sac (aujourd’hui rue du Dr Roux) portait le nom du quartier du Barossel. Complètement détruit et disparu, la mémoire collective (notamment les souvenirs d’Henri Rabbé recueillis par Daniel Carbonnier) le ferait ressembler au croquis ci-dessous:

lavoirdubarossel.jpg

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