La radio et la télévision

Posté par Bernard POULET le 13 février 2014

La radio était avec le journal, la seule façon de s’informer et de se distraire, seul ou en famille.

Le poste trônait au centre du buffet de la cuisine, sa façade s’illuminait dès qu’on le mettait en marche.

poste radio   

Les postes de radio étaient dits « à lampes ». Les premiers postes portatifs, de ce fait, consommaient énormément de piles ! Le transistor n’est apparu que plus tard.

Les principales stations étaient Paris Inter, Radio Luxembourg et Radio Monte-Carlo, puis vint Europe n°1. Elles n’émettaient qu’en grandes ou moyennes ondes, mais nous parlions de « petites ondes » pour désigner les moyennes.

Les informations de midi, avec le célèbre Jean GRANDMOUGIN et celles du dimanche avec Geneviève TABOUIS, sont inoubliables. La fin du bulletin de GRANDMOUGIN était pour moi le signal du départ pour l’école.

Nous avons tous écouté les émissions cultes de l’époque : « Quitte ou double ! » avec Marcel FORT, « Ça va bouillir », et le « Crochet radiophonique » avec Zappy MAX, « Vingt questions » , « Le Gendarme de Champignol » avec Jean RICHARD, « Risque tout » avec Marcel FORT, « La Reine d’un jour » avec Jean NOHAIN, « Sur le banc » avec Jeanne SOURZA et Raymond SOUPLEX, « Cent francs par seconde » avec Jean-Jacques VITAL, « L’Homme des vœux Bartissol », « La Famille Duraton » avec Jean CARMET, « Le Lampiste Le Guignon » avec Yves DENIAUD, « Dans les mailles de l’inspecteur Vitos, « Le Club des chansonniers » avec Jacques GRELLO, Robert ROCCA, Pierre-Jean VAILLARD, Jacques MAILHOT…

Ces émissions étaient patronnées par des marques de lessives ou autres produits de consommation courante.

Leurs slogans publicitaires, on disait « les réclames », résonnent encore aux oreilles de toute une génération :

  • Omo est là et la saleté s’en va !
  • André, le chausseur sachant chausser.
  • Du beau, du bon, Dubonnet !
  • Pour moi garçon, Pschitt citron, pour toi cher ange, Pschitt orange.
  • Et badadi et badada, la meilleure eau, c’est la Badoit !
  • Un entremets Francorusse au dessert, c’est un régal que l’on sert !
  • Ambassadeur ! Quelle excellence !
  • Bourjois avec un J comme joie !

Quelquefois le poste de radio comportait un tourne-disque dans sa partie supérieure, mais les fameux Teppaz n’allaient pas tarder à apparaître.

             teppaz

Les trente-trois tours existaient en deux formats et les quarante-cinq tours comptaient quatre morceaux par disque.

La télévision a fait son arrivée à Saint-Sauveur au début des années cinquante.

Madame VERDAVOINE est restée longtemps la seule personne dans le village à posséder un poste. Elle en faisait volontiers profiter tout le voisinage.

      téléviseur

C’était soit un véritable meuble, encombrant et lourd, soit un gros poste posé sur une table roulante. L’écran, tout petit, donnait une image fréquemment perturbée par des parasites. Il était plus souvent occupé par une fameuse mire à damier que par un programme.

sigle eurovision

Un gros bouton, généralement situé sur le flanc de l’appareil, servait à régler une image qui avait tendance à défiler de haut en bas.

L’école fut bientôt équipée d’un téléviseur grâce auquel les instituteurs nous faisaient profiter d’émissions à caractère éducatif. Il était installé sur une table roulante, ce qui permettait de le déplacer d’une classe à l’autre.

Certains soirs, les instituteurs l’utilisaient pour regarder les matches de football…

Les émissions n’occupaient que quelques heures dans la soirée. On ne disposait que d’une chaîne, ce mot était d’ailleurs inconnu. On disait : la Radio Télévision Française.

Lors des grandes occasions, le quincaillier Achille DUMEZ plaçait un poste de télévision dans la vitrine du Central Bazar. On pouvait, de la rue, assister à l’arrivée du tour de France au mois de juillet.

Un peu plus tard, vers 1963, est née la deuxième chaîne qui nécessitait l’installation d’une deuxième antenne, ce qui a fait dire à certains :  » Comment fera-t-on lorsque nous aurons encore plus de chaînes ?  »

C’est à cette époque qu’est apparu le célèbre indicatif « Eurovision ».

eurovision 

Les publicités étaient absentes des programmes qui étaient présentés par des speakerines. Certains noms me reviennent : Catherine LANGEAIS, Jacqueline CAURAT et Jacqueline HUET.

Jean NOHAIN avec 36 chandelles, Pierre TCHERNIA et Roger LANZAC avec la Piste aux étoiles, Raymond MARCILLAC avec Télé Dimanche figurent parmi les pionniers des présentateurs.

On se souvient d’émissions culte comme Ivanhoé, la Vie des animaux, la Séquence du spectateur, les Cinq dernières minutes, 5 colonnes à la une…

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L’archerie à Saint-Sauveur

Posté par Bernard POULET le 10 janvier 2011

Notre village est situé au coeur du Valois, berceau de l’archerie.

Depuis le XVème siècle cette discipline perdure avec des racines militaires qui expliquent les termes employés dans cette discipline (connétable, capitaine, lieutenant, chevalier, aspirant , roi, empereur, compagnie).

En 1260 Saint Louis émis une ordonnance encourageant la pratique de l’arc. Charles V, en 1367 officialise l’instauration des compagnies d’archers.

Dès la fin du XVème siècle ils ont même tenu un rôle de police dans certaines villes comme Compiègne.

La Ligue de Picardie de tir à l’Arc est encore bien vivante et son site internet témoigne d’une activité certaine: http://www.picardiearc.com/Tir+%E0+l%27Oiseau/

A Saint-Sauveur la compagnie d’arc fut créée le 9 novembre 1845. Elle est formée de trente hommes qui élisent le 22 novembre de la même année leurs officiers et porte-drapeau

Elle fut dissoute dans les années 60.

Elle était intégrée au sein de la « Ronde du Valois » dont nos voisins Béthisy-Saint-Pierre et La-Croix-Saint-Ouen font encore partie.

Tout au long de l’année les archers exerçaient leur art dans l’enceinte du jeu d’arc qui était situé en limite de forêt derrière le café Dubout. Cette aire est maintenant en friche après qu’on ait démonté en 2000 les constructions qui abritaient les cibles et l’inévitable buvette.

Des panneaux de planches transversaux faisaient obstacles à d’éventuelles flèches perdues et des allées, bordées de buis, permettaient aux tireurs de rejoindre le pas de tir en toute sécurité pendant que leurs confrères continuaient d’envoyer leurs projectiles dans les cibles à cinquante mètres.
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Aucune trace, hélas, ne subsiste de cette installation qui a été rasée par la commune pour le danger qu’elle représentait…

Selon la mémoire des anciens, un précédent jeu d’arc, dans les premières années d’existence de la compagnie, occupait l’emplacement des taillis au sud du cimetière, en limite de forêt domaniale.

Les manifestations comme le bouquet provincial, le tir à l’oiseau, permettaient aux archers de se distinguer dans la pure tradition en se mesurant à leurs confrères. On appelait aussi cet oiseau de bois: Papeguay.

Le tir à l’oiseau, rassemblait chaque année les archers de la commune dans un pré situé en sortie du village, après la dernière maison à droite, sur la route menant au poste forestier. Ce pré est maintenant boisé et on a peine à se l’imaginer comme le théâtre de ces manifestations.

L’oiseau, un moineau de bois grandeur nature mais très simplifié, était disposé en haut d’une perche de dix mètres environ, face au pas de tir.

La coutume veut que ce soit le roi de l’année précédente qui façonne l’oiseau de bois. Je ne sais si cette pratique était appliquée chez nous.

A une distance de cinquante mètres les archers devaient l’atteindre au poitrail et le faire tomber de son perchoir. Si le point d’impact n’était pas visible, on considérait que l’oiseau était tombé fortuitement et les tirs reprenaient.

Le premier qui faisait chuter réglementairement le volatile était sacré roi de la compagnie. Si cet archer accomplissait cette performance trois années de suite, il était sacré empereur. Le premier roi de la compagnie fut le 3 mai 1846 le sieur Jean Thibault.

Dans les temps anciens l’empereur se voyait dispensé d’impôt pour le reste de ses jours. Ce privilège avait été accordé une première fois par Philippe Auguste aux archers pour le participation décisive à la bataille de Bouvines en 1214. Privilège reconduit par Charles VII qui les consacre « francs archers » en 1448.

Le roi revêtait alors une écharpe rouge et on procédait à la photo souvenir. (l’écharpe de l’empereur était verte et détenue à vie)

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Chaque phase de tir voyait chaque participant tirer une flèche. Le premier à tirer était le roi de l’année précédente. Entre chaque phase on se désaltérait au pied du gros chêne qui trônait à l’extrémité de la clairière. Des tables étaient dressées sur des tréteaux par le café Dubout. On pouvait y déguster des oeufs durs multicolores préparés par Solange.

Entre chaque flèche des enfants préposés à cet effet devaient ramasser la flèche tombée. (c’étaient le plus souvent des fils d’archers). Un roulement de tambour précédait le tir en faisant peser une certaine solennité dans l’assistance (et le stress chez le tireur).

Certaines années une fanfare agrémentait la journée d’un ou deux concerts. On a pu entendre en ces occasions le Soleil de la-Croix-Saint-Ouen et la Lyre de Béthisy-saint-Pierre.

De nombreux tournois et autres concours de tirs avaient lieu dans les communes environnantes. Quelques fois plusieurs le même jour ! Il y en eut plus de soixante dans la région au mois de septembre 1938, dont 21 le dimanche 4 septembre !

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Un classement au championnat de France distinguait les meilleurs dont on mesurait l’adresse en nombre de coups d’honneur, de douleur ou de noir ou mouche. Ces termes définissaient crescendo la proximité du point d’impact avec le centre de la cible.

Le bouquet provincial était une fête plus importante encore car plus rare. (voir http://bpoulet.unblog.fr/2009/09/24/bouquet-provincial/) c’était l’occasion de réunir les archers de toutes les compagnies des environs. et de défiler dans les rues du village avant la messe dédiée à Saint-Sébastien et le tir à l’oiseau.

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La compagnie d’arc de Saint-Sauveur était formée de plusieurs dizaines de membres de tous âges. Le quartier général de cette association était bien sûr le café Dubout dont le propriétaire et tenancier était lui-même archer.

Les postes de Capitaine ont été tenus par :

  • Frédéric Clément Mélin
  • Cécilien Pinel
  • Yves Dollé
  • M. Delange

On peut citer quelques palmarès :

  • Robert Gruyer empereur en 1954
  • Jean Thibault premier roi de la compagnie en 1846
  • Jacky Dhoury roi à l’âge de quatorze ans en 1951
  • Paul Dhoury (le père de Jacky) trois fois champion de la ronde du Valois

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La vie de la compagnie d’arc était aussi ponctuée de festivités telles que le banquet de la Saint-Sébastien, patron des archers. C’était l’occasion de passer une journée qui réunissait tous les membres en invitant le conétable (qui fut longtemps Edouard Ruelle, chatelain du Soupiseau) et même parfois l’évêque de l’Oise dont on dit qu’il était originaire de Saint-Sauveur.

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Lorsqu’un archer disparaissait, il était d’usage de célébrer une partie de jardin au cours de laquelle les présents tiraient chacun une flèche dans une cible qui serait conservée avec les flèches personnalisées en l’honneur du défunt.

Merci à Robert qui m’a confié ses souvenirs et des documents qui ont servi de base à cet article. Que ceux qui souhaitent le compléter soient les bienvenus.

Le site des archers de Compiègne est à consulter pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’archerie: http://www.archersdecompiegne.asso.fr/guerre.php

 

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Le football et l’histoire de l’ASSS

Posté par Bernard POULET le 9 décembre 2010

L’histoire du sport à Saint-Sauveur passe inévitablement par le football. Cette activité a toujours été la principale discipline sportive du village (pour ne pas dire la seule). La passion qui l’entoure et le dévouement de ceux qui l’animent justifient cette petite rétrospective.

1920 : l’Amicale Sportive de Saint-Sauveur est créée le 20 mai et déclarée en préfecture  le 27 juin.

Le premier président est Eugène Vala.

Les couleurs de l’équipe sont « orange et vert » très vite remplacées par « rouge et blanc » pour éviter la confusion avec celles d’une voisine et rivale.

Il faut adopter un emblème: ce sera le sanglier. On verra cette mascotte en plusieurs formes et occasions. Ici empaillé sur le toit du car pour un déplacement de l’équipe.

    cardufoot1950.jpg      sanglierlogo.jpg

Le premier terrain utilisé est celui du Soupiseau (non loin de l’actuelle salle des fêtes). En 1934 le Stade des Bruyères sera créé sur une parcelle boisée louée aux Eaux et Forêts par la municipalité.

La première équipe est composée de : Maurice Boitel, Henri Caillot, Léon Carpentier, Gaston Chirolet, Adrien Dubout, Emile Fauvel, Marcel Gruyer, Camélien Laudigeois, Gabriel Laudigeois, Adrien Mongne et Louis Souplet.

Les guerres de 39/45 et d’Algérie vont perturber l’activité et les résultats de l’ASSS. Elles priveront les équipes de la plupart de leurs joueurs (mobilisés, requis ou prisonniers).

Les premiers résultats sont encourageants et des anecdotes émaillent les rencontres.

  • Une victoire le 3 juin 1928 à un tournoi de La-Chapelle-en-Serval est annoncée aux Sansalvatoriens par les pigeons voyageurs.
  • Un joueur est oublié sur place au retour d’un match.
  • Du sucre dans le réservoir de l’arbitre qui avait « mal » jugé le jeu.
  • Lors de retour de déplacements il arrive qu’un joueur fasse le trajet sur le toit du car, accroché au sanglier empaillé.
  • Une fraude d’identité dans une équipe adverse retourne le score en faveur de Saint-Sauveur en 1989.
  • But marqué du centre du terrain alors que le gardien adverse s’était un peu trop avancé…

En 1964 le stade est pourvu de l’eau courante grâce à 800m de canalisation en tranchée. Une tribune sera construite très peu de temps après par des bénévoles. L’arrivée de l’électricité en 1978 permet au Stade des Bruyères d’obtenir son homologation en 1979.

Un deuxième terrain est aménagé et inauguré le 6 juillet 1986.

En décembre 2004 de nouveaux vestiaires sont mis à disposition des équipes. L’amicale dispose maintenant d’un cadre exceptionnel pour la pratique de son sport.

Notons les résultats remarquables obtenus par les joueurs de l’ASSS (toutes catégories confondues) :

  • 10 fois champions de l’Oise
  • 4 fois vainqueurs de la coupe de l’Oise
  • 3 fois vainqueurs de la coupe Vervel
  • 3 fois vainqueurs de la coupe Objois
  • et autres challenges Charles-Maillet, Patout, R.Cauvin, Coudray…

Si les équipes ont quelques fois perdu certains de leurs membres qui partaient vers d’autres horizons, elles ont aussi bénéficié à certaines époques de l’apport de joueurs des villages voisins (Lacroix-Saint-Ouen, Saintines, Béthisy, Verberie, Saint-Vaast et Néry).

En 2007 l’ASSS a obtenu le label « école de football ».

On peut compter en 2010 environ 185 joueurs formant 13 équipes et encadrés par 35 dirigeants. Il serait trop long de les citer tous ici mais les curieux pourront se procurer les livrets-programmes édités à l’occasion des anniversaires de l’amicale.

Les dirigeants ont tous donné sans compter leur temps et leur compétence pour que cette institution remplisse pleinement son rôle. Bientôt cent ans d’existence et de succès dans les domaines sportifs et d’animation sociale.
Citons les présidents depuis la création en 1920:

  • 1920 Eugène Vala
  • 1928 Gustave Waguet
  • 1933 Ernest Rousseau
  • 1936 Robert Luc
  • 1944 Henri Bombars
  • 1948 Edouard Delanges
  • 1951 André Danne
  • 1978 Raymond Blanquet
  • 1983 Daniel Carbonnier
  • 1990 Jacques Bergaut
  • 1996 Jacky Marchandise
  • 1998 Jean Danne
  • 2000 Raymond Lobianco
  • 2001 Jacques Bergaut

Il faut signaler ici que le poste de secrétaire a été tenu pendant 43 années consécutives par la même personne (que sa modestie nous empêche de nommer ici).

Le contenu de cet article a puisé ses renseignements dans les documents émis à l’occasion du 90ème anniversaire de l’ASSS et dans la mémoire de Robert Dhoury. Qu’il en soit remercié ici.

Pour plus de détail sur cette amicale voir les liens suivants :

http://asssoise.as.funpic.org/indexx.php

http://www.asss-d.fr/web/

http://club.sportsregions.fr/as-st-sauveur60

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Il était une fois le cercle des jeunes

Posté par Bernard POULET le 20 avril 2009

C’était au début des années 60.

Quelques adolescents décidèrent de créer un groupe qu’on appellerait « Cercle des jeunes ».

J’en faisais partie avec une bonne dizaine d’autres jeunes du village.

Il nous fallait un lieu de rencontre; mieux: un local. Nous en parlâmes autour de nous, aux conseillers municipaux, à l’instituteur. Aucun bâtiment existant ne pouvait nous accueillir.

Qu’à cela ne tienne, nous allions le construire. La parcelle de terrain face au cimetière nous fut allouée et on se retroussa les manches. Parmi nous il y avait deux maçons, un électricien, deux peintres… Et les autres faisaient vaillamment rôles de manoeuvres pour charrier les parpaings et faire le béton. Toutes les compétences étaient utilisées. Nous avions aussi parmi nous un cuisinier.

caronbouchercordierpot.jpg

Sur le toit: Jacques CARON, (Jacques POT), Francis BOUCHER, Alain CORDIER et Claude POT.

En moins de trois mois la construction était achevée et on pu se réunir à notre gré dans ce local qui comprenait une grande salle et une petite pièce qui tenait lieu d’office.

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 La construction presque terminée

Certaines fournitures nous furent offertes par les artisans et commerçants locaux. Le poêle à mazout par exemple.

On construisit même une palissade genre ranch autour du bâtiment pour délimiter notre domaine. Quelques fleurs agrémentaient cet enclos.

La table de ping-pong de l’école nous fut attribuée et des matches acharnés s’y déroulaient le week-end. Nous disposions aussi d’une batterie et un des membres était accordéoniste. Nous avions même parmi nous un saxophoniste et un flûtiste : la musique ne semblait pas déranger nos plus proches voisins qui reposaient dans leur dernière demeure…

Pour des raisons juridiques nous fûmes plus ou moins contraints d’adhérer au C.L.E.P. par l’entremise de l’instituteur.

Pour faire face aux frais d’intendance nous organisions une ou deux fois par an une soirée que l’on qualifierait aujourd’hui de « récréative » avec théâtre et chansons. L’accordéoniste du village, Yvon Grenier, participait gentiment et volontiers à ces petites fêtes qui avaient lieu au café Lunardi (emplacement de l’actuelle pharmacie).

L’estrade était montée au fond de la salle étroite et basse de plafond qui pouvait accueillir une centaine de personnes. Le rideau était fait de deux draps montés sur des anneaux et manoeuvrés par des cordons et poulies improvisés qui se coinçaient parfois malencontreusement pendant la manoeuvre. Les éclairages étaient loin d’obéir aux normes mais assuraient leur fonction grâce à un impressionnant fatras de fils et de prises multiples.

copie d’un billet d’entrée:

clubdesjeunes.jpg

Le succès de ces soirées nous conduisit même à nous « produire » dans la salle des fêtes de nos voisins de Saintines.

Le « club des jeunes » dura ainsi pendant quelques années mais s’est éteint peu à peu au fur et à mesure du vieillissement de ses fondateurs.

La construction, désaffectée, fut affectée au club des anciens qui l’occupèrent encore longtemps avant qu’elle ne soit rasée vers 2007 pour faire place à un parking.

Si j’ai voulu réveiller ce souvenir, c’est qu’il me semblait oublié; et que peut être certains lecteurs pourraient l’enrichir en le complétant par des commentaires ou des documents.

Je les en remercie par avance.

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